Astrohenge, encore un de ces groupes instrumentaux à la croisée du stoner, du sludge et du metal progressif, mais celui-ci a le mérite d’avoir une vraie personnalité. Comme leur nom l’indique, le groupe vise les étoiles sans jamais oublier la boue d’où il vient : ça plane, ça groove, ça écrase.
Leur musique est à l’image de leurs pochettes — psyché, foisonnante, cosmique — mais toujours rugueuse et terrienne. Les morceaux partent dans tous les sens, alternant passages plombés, accélérations fulgurantes et détours progressifs, sans jamais tomber dans le démonstratif. Là où beaucoup d’instrumentaux s’enlisent, Astrohenge garde une tension constante, un sens du riff et de la dynamique qui maintient l’attention du début à la fin.
Un piano vient d’ailleurs enrichir la formation, apportant une touche inattendue qui contraste joliment avec la lourdeur des guitares et donne un petit côté space-prog à l’ensemble. On pense parfois à Lesbian ou Capricorns, mais en plus varié et mieux structuré.
Bref, un groupe aussi barré qu’efficace, entre puissance, folie et psychédélisme maîtrisé. Recommandé.
Astrohenge
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