Quand on évoque le doom metal contemporain, un nom revient immanquablement : Yob. Depuis plus d’une décennie, le trio de l’Oregon incarne à lui seul une forme de perfection du genre, mêlant puissance, spiritualité et lente ascension vers la transe. Découvert à l’époque de The Unreal Never Lived, je retrouve ici tout ce qui fait la force du groupe : cette lourdeur cosmique, ces riffs titanesques qui s’étirent comme des mantras, et la voix unique de Mike Scheidt, capable de passer d’un cri venu des entrailles à des envolées claires, presque mystiques.
Clearing the Path to Ascend ne cherche pas à révolutionner la formule, mais à la sublimer. Les morceaux s’étirent, respirent, se construisent patiemment avant d’atteindre des sommets d’intensité émotionnelle. Le disque oscille entre méditation et cataclysme, toujours sur le fil entre la douleur et la lumière. Peu de groupes parviennent à conjuguer une telle densité sonore avec une sincérité aussi palpable.
Pas de virage stylistique majeur, pas de fausse note non plus : Yob continue d’avancer sur sa voie, humble et magistral à la fois. Clearing the Path to Ascend confirme leur statut de maîtres du doom introspectif, capables de transformer le poids du monde en expérience transcendante.
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