Rita Ora – Phoenix

Rita Ora – Phoenix

krakoukass
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Auteur
25 décembre 2018
il y a 7 ans
2,699 vues
Année de sortie
2018
Note

Et ouais, vous le savez bien, il y a toujours un moment où je finis par parler de pop sucrée. Alors j’imagine que Chvrches c’est déjà trop pour certains d’entre vous, mais comme c’est le premier pas qui coûte, allons donc un bon cran plus loin pour évoquer ce disque sorti en fin d’année et […]

Rita Ora – Phoenix

Et ouais, vous le savez bien, il y a toujours un moment où je finis par parler de pop sucrée. Alors j’imagine que Chvrches c’est déjà trop pour certains d’entre vous, mais comme c’est le premier pas qui coûte, allons donc un bon cran plus loin pour évoquer ce disque sorti en fin d’année et que je prends beaucoup de plaisir à écouter très régulièrement. Et ouais, le gars arrive à passer de Vein ou Kriegsmaschine à Rita Ora. J’y arrive, j’assume et je vous emmerde. Alors c’est clair, la Rita tombe dans le même travers que toutes ces pop stars (Taylor Swift, Katy Perry ou Rihanna) qui ont toujours tendance à vouloir trop en faire et gavent leur disque de titres pour livrer un album juste pas mal de 16 morceaux quand elles auraient pu livrer un superbe album de pop assez parfait en 10 titres. En l’occurrence, j’aurais bien pris les 8 premiers titres qui tuent tous (« Your Song » commence à dater mais reste une chanson assez parfaite, par exemple), ajouté l’excellent « Girls » (feat. Charli XCX, bah ouais) et le formidable « Falling to Pieces » et ses cuivres qui me touchent au cœur, et emballé c’était pesé : on avait juste le meilleur album de pop sucrée de ces dernières années (depuis l’avant-dernier Taylor Swift, en fait). Mais des merdes comme « Velvet Rope » ou « Summer Love », je dis non, j’ai moi aussi mes limites, faut pas déconner.

Dans ce Phoenix, Rita Ora puise autant dans les influences de la house britannique que dans une pop solaire aux textures parfois enveloppantes. Les collaborations, à commencer par celle avec Charli XCX, apportent une fraîcheur bienvenue dans un ensemble qui pourrait paraître convenu. Sur le plan technique, la production est soignée et l’ambiance générale fluide, oscillant entre morceaux dansants et ballades touchantes, ce qui témoigne d’une volonté de diversité, même si cette richesse contribue aussi à une certaine dispersion.

Côté critique, l’album est souvent perçu comme un mélange de réussites et de remplissage, avec des titres forts qui côtoient un surplus de chansons moins inspirées. Cette dichotomie reste fidèle à une formule pop parfois trop généreuse, où le tri aurait servi à renforcer l’impact global. Pourtant, lorsque l’album s’en tient à ses chansons phares, il parvient à capturer cette magie pop accessible et légère, sans tomber dans une superficialité totale.

En somme, Phoenix est un album calibré pour plaire à un large public, oscillant entre qualité et excès. Il confirme la capacité de Rita Ora à composer des hymnes pop accrocheurs, même si elle peine parfois à canaliser son énergie sur une durée optimale. Reste un plaisir simple et efficace, qu’on savoure avec indulgence.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

pop

Catégories

Famille/Genre

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Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

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