C’était inattendu car pas du tout annoncé avant il y a quelques semaines mais The Acacia Strain voulait terminer 2019 en ayant sorti un nouvel album. It Comes In Waves est leur premier pour Closed Casket Activities et se compose de sept morceaux dont les titres côte à côte forment la phrase Our only sin was giving them names (notre seul pêché est de leur avoir donné un nom). Si la thématique n’a visiblement pas vraiment évolué, au niveau sonore c’est une autre histoire. Connu pour donner dans le deathcore écrasant et un brin redondant, le groupe en a fait ici une refonte beaucoup plus digeste en insérant ça et là d’intéressantes mélodies et une atmosphère plutôt mystérieuse (sur « Was » ou « Them » notamment), voire qui flirte avec le doom (« Names »). Bref, une réjouissante nouvelle mouture !
Ce court album de moins de 30 minutes surprend par sa capacité à explorer de nouvelles textures sans perdre en intensité. La production, assurée avec soin, met en valeur un son monolithique mais nuancé où chaque riff et chaque frappe lourde trouve sa place, renforçant cette impression d’onde oppressante. L’approche épurée permet aussi aux nuances atmosphériques de respirer, offrant un contraste intéressant avec les passages les plus brutaux. Si certains titres peuvent sembler un peu trop compacts pour totalement s’immerger, la cohérence d’ensemble et la force d’interprétation préservent l’attention tout au long du disque.
The Acacia Strain confirme ainsi qu’ils sont capables d’évoluer dans leur niche sans trahir leur identité, livrant un deathcore massif nourri d’influences doom et sludge qui saura séduire autant les fans de longue date que ceux en quête d’une approche moins stéréotypée. It Comes In Waves ne révolutionne pas le genre mais convainc par son intelligence des ambiances et sa maturité dans la composition, laissant entrevoir de belles perspectives pour la suite.
The Acacia Strain
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