Vi som älskade varandra så mycket – Det onda. Det goda. Det vackra. Det fula.
Chronique Screamo

Vi som älskade varandra så mycket – Det onda. Det goda. Det vackra. Det fula.

beunz
beunz
Auteur
10 janvier 2020
il y a 6 ans
2,786 vues
Année de sortie
2021
Note

Repéré en 2014 avec leur très bon premier album Den sorgligaste musiken i världen, les Suédois de Vi som älskade varandra så mycket (Nous nous sommes tant aimés) font leur retour avec une incroyable déferlante d’émotions (dès l’incroyable titre d’ouverture, jusqu’à la dernière note). Le screamo (teinté d’un peu de post-rock) du groupe possède un […]

Vi som älskade varandra så mycket – Det onda. Det goda. Det vackra. Det fula.

Repéré en 2014 avec leur très bon premier album Den sorgligaste musiken i världen, les Suédois de Vi som älskade varandra så mycket (Nous nous sommes tant aimés) font leur retour avec une incroyable déferlante d’émotions (dès l’incroyable titre d’ouverture, jusqu’à la dernière note). Le screamo (teinté d’un peu de post-rock) du groupe possède un effet immédiat sur l’amateur du style (façon Envy), les cris (semblant parfois se transformer en pleurs) du vocaliste rencontrant des mélodies de guitares souvent accrocheuses, qu’elles soient exprimées avec énergie et tension comme lorsqu’elles sont un peu plus en retenue. Seul petit regret : ne pas avoir fait suédois LV2 pour comprendre ce qu’ils racontent dans leurs lyrics, mais pas trop grave, cela renforce le côté exotique… Quoi qu’il en soit, on tient là l’un des meilleurs albums de screamo de l’année, si ce n’est le meilleur (le dernier State Faults est également à mentionner dans le style).

Produit avec une maîtrise bluffante, Det onda. Det goda. Det vackra. Det fula. explore une palette émotionnelle riche, mêlant violence brute et passages atmosphériques, sans jamais perdre en cohérence. Les structures harmoniques, souvent complexes, s’amarrent à des rythmiques dynamiques et nerveuses, offrant un sentiment d’urgence exalté par la production claire qui met en valeur chaque instrument. La voix, tour à tour déchirante et mélancolique, capte l’attention et invite à une immersion intime transcendant la barrière de la langue. Malgré quelques longueurs dans le dernier tiers, l’album fait preuve d’une sincérité profonde qui parle aux fans du genre, tout en captant l’attention du néophyte curieux d’émotions intenses. Un disque qui, sans révolutionner le screamo, confirme brillamment la place du groupe sur la scène internationale, mêlant sensibilité nordique et énergie viscérale avec un équilibre remarquable.

Genre selon le Chroniqueur

screamo

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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