Quatorzième album d’un groupe culte mais trop souvent sous-estimé, Three Sides of One marque le grand retour de King’s X après quatorze ans de silence discographique, leur précédent effort XV datant de 2008. Sorti le 2 septembre 2022 sur le label prog majeur InsideOut Music, le disque réaffirme la signature du trio américain : un mélange unique de hard rock, de rock progressif et de metal, porté par une cohésion forgée depuis plus de trente ans.
Je ne connais pas bien la discographie de King’s X, mais j’aime beaucoup l’album Dogman de 1994, qui a ma connaissance est le plus metal au niveau riffs, le groupe étant plutôt dans un registre hard rock globalement sur sa discographie, avec un coté funky/soul particulièrement niveau chant, le bassiste chanteur étant noir américain. Les mecs ont les cheveux gris mais toujours la même fougue sur ce nouvel album.
Dès l’ouverture avec « Let It Rain », on sent la mécanique parfaitement huilée de musiciens qui jouent ensemble depuis toujours. Doug Pinnick (chant/basse) continue d’impressionner par sa voix chaleureuse et puissante, empreinte de soul et de funk, tandis que Ty Tabor (guitare/chant) et Jerry Gaskill (batterie) assurent un groove solide. Les riffs rappellent parfois l’énergie brute de Dogman (1994), considéré comme leur album le plus heavy, mais l’ensemble reste varié, grâce à une alternance de morceaux plus heavy, d’hymnes fédérateurs et de passages plus introspectifs. Le gratteux prend le chant sur certains morceaux, comme sur le single « All God’s Children », ce qui apporte une variété bienvenue.
Ce retour tardif mais hautement réussi prouve que, malgré les années, King’s X n’a rien perdu de son authenticité ni de sa capacité à livrer un rock progressif puissant et intemporel. Three Sides of One est une nouvelle pierre à l’édifice d’un groupe dont la longévité et la singularité forcent le respect.
King's X
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