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[Live-report] Ocean Grove@Prague


Lundi 31 octobre 2022:
Pas de plan pour Halloween (en même temps j’ai passé l’âge), et si on allait plutôt voir Ocean Grove qui termine sa tournée européenne par le labyrinthe qu’est le Cross Club de Prague ? Le groupe australien qui faisait autrefois du hardcore mélangé à du néo metal a aujourd’hui pas mal dilué sa virulence dans le glucose mais le pouvoir fédérateur de leur son d’aujourd’hui m’a plutôt donné envie de voir ce que ça donnait sur scène.

Darko US – Oni

J’aurais très bien pu vous dire de partir tout de suite si vous êtes allergique au deathcore, mais Darko US en propose une version si personnelle qu’il y a là de quoi vous interpeler (c’est mon cas, le style ne me passionnant plus des masses). Le duo composé de Tom Barber (Chelsea Grin) et Josh Miller (Spite) se plait en effet à renouveler le genre en intégrant des atmosphères tantôt electro vaporeuses, tantôt provenant du néo metal (qui vit un véritable retour en grâce), à son extrême brOOtalité instaurant un climat très hostile à cette seconde livraison.

Stray From The Path – Euthanasia

Toujours armé de son rap-metal (à tendance core) contestataire, Stray From The Path revient enfin suite à son Internal Atomics, datant d’il y a déjà trois ans (un record pour le groupe, habitué à un album tous les deux ans). Euthanasia, leur dixième livraison, s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur (mais pas que !), plein de riffs aussi incisifs que saccadés, peaufinés durant le confinement (qui a apparemment très difficile à vivre, notamment pour le batteur).

Moodring – Stargazer

Après un intéressant Showmetherealyou qui leur a permis d’intégrer le roster d’UNFD (Stray From The Path, Ocean Grove, Erra…), Moodring revient avec un premier long-format, l’occasion d’étendre un peu plus ses influences de la scène alternative des 90’s/débuts 00’s. Stargazer explore des thématiques allant de pair avec la teinte générale mélancolique délivrée par le groupe, de la douleur, du désespoir mais quelques passages apparaissant plus positifs, voire plus violents.

Ocean Grove – Up In The Air Forever

Deux ans après le nostalgique Flip Phone Fantasy et sa plongée en plein néo metal des plus efficaces, Ocean Grove fait son retour avec un line-up encore un peu modifié, passant cette fois de quartet à trio. Ainsi renouvelé, le groupe australien conserve la base de leur propos: du fun et des tubes immédiats !

Mary Cream – Pulse

Pulse est la première offrande de Mary Cream, projet solo d’un certain Gabriel Apostolidis (grec vu son nom ou franco-grec puisque basé à Paris) qui entend faire cohabiter des influences plutôt variées entre metal, post-punk ou encore electro. Présenté ainsi, le mélange peut sembler un peu casse-gueule mais il apparaît totalement maîtrisé par sa tête pensante.

Bleed – Somebody’s Closer

Fin des 90’s, début des années 2000, explosion du néo metal et autres variantes du rock « dur » (aussi appelé alternatif), lecture assidue de Rock Sound (parce qu’on a pas encore l’adsl), ça vous rappelle quelque chose ? Si vous vous reconnaissez là, Bleed apparaît comme l’une des nouvelles sensations qui n’aurait pas dépareillé à l’époque en tête de gondole du magazine de Thomas VDB (oui, il était rédac chef à l’époque). *Soupir nostalgique*

Graphic Nature – New Skin

Jeune combo anglais tirant son nom d’un morceau de Deftones (sur Koi No Yokan), Graphic Nature débarque avec un premier EP constitué de quatre titres bien virulents. Mélangeant néo metal et metalcore (les versions bourrines de ces deux genres), New Skin balance ici une rage inouïe, blindée de ressentiment et d’énergie.

Bloodywood – Rakshak

A l’instar de The Hu et de leur rock/metal aux influences traditionnelles tibétaines, voici la nouvelle sensation de « world metal », provenant d’Inde cette fois. Bloodywood (le jeu de mots est sympa, avouons-le, le groupe a d’ailleurs débuté en tant que groupe parodique reprenant des titres de pop) vient donc du pays des mille et une nuits et entend mixer des éléments venus de leur traditions locales avec un metal moderne boosté aux hormones et plein d’énergie.

KoRn – Requiem

Alors… Que dire en 2022 sur KoRn qui n’a pas déjà été dit ? On a fait le tour du sujet en vérité, et ce Requiem le démontre parfaitement avec sa pochette clichesque au possible (et vraiment très très moche). Dès le démarrage de « Forgotten », l’album est en effet immédiatement identifiable comme du pur KoRn (c’est certainement leur point fort, impossible de les confondre avec un autre groupe), même s’il fait la part belle au versant légèrement le plus agressif (j’ai bien dit légèrement, on reste en effet dans le registre « classique » des californiens) du groupe, particulièrement parce que [...]