Great Grief – Love, Lust And Greed
Chronique Post-Hardcore/Punk Hardcore

Great Grief – Love, Lust And Greed

beunz
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Auteur
31 décembre 2018
il y a 7 ans
3,361 vues
Année de sortie
2018
Note

En plus d’être un pays touristiquement attrayant, l’Islande regorge de groupes tout aussi intéressants. Pas mal de groupes de black metal qui se sont forgés une solide réputation (de Zhrine à Svartidaudi en passant par Sinmara), et un peu moins célèbre, une scène hardcore tout aussi digne d’intérêt. Parmi elle, Great Grief, quartet qui n’en […]

Great Grief – Love, Lust And Greed

En plus d’être un pays touristiquement attrayant, l’Islande regorge de groupes tout aussi intéressants. Pas mal de groupes de black metal qui se sont forgés une solide réputation (de Zhrine à Svartidaudi en passant par Sinmara), et un peu moins célèbre, une scène hardcore tout aussi digne d’intérêt. Parmi elle, Great Grief, quartet qui n’en est pas là à son bout d’essai puisqu’il a déjà sorti un album Ascending // Descending (2014) et un split avec les américains de Bungler.

Le groupe de Reykjavík mixe ensemble divers courants du (post) hardcore, emo, metalcore ensemble et nous ramène quelques années en arrière lors de l’émergence de groupes qui osaient être mélodiques sans pour autant donner dans le formaté, The Bled (première époque) en tête. Great Grief attaque fort dès « Fluoxetine: Burden Me » qui démarre de manière très nerveuse avant que la voix ne tempère ses ardeurs en allant chercher des mélodies du genre désenchantées. « Feeling Fine » y ajoute aussi un feeling plus rock’n roll qui nous rappelle la transition « plus gentille » d’un autre groupe islandais: Minus. Si l’on parvient à se faire à ce chant clean, la musique de Great Grief se révèle vite redoutable, mixant énergie et mélodies dans un tourbillon de rage à vif.

Les islandais ne se mettent aucune limite et vont puiser leurs influences dans quelques scènes inattendues, par exemple le black metal (l’intro de « Escaping Reykjavik », morceau qui se révélera ensuite comme l’un des plus fédérateurs, ou encore quelques bribes dans « God Sent » ou « Ivory (Lie) ») ou le piano presque pop hantée sur « Inhale The Smoke » (qui attendra un moment avant de s’énerver, un morceau sur lequel on retrouve d’ailleurs le chanteur de Minus en guest). Les compos sont puissantes chacune à leur manière et le groupe étonne par sa faculté à mixer rage bien véhémente et mélodies à l’ancienne comme sorties des premiers Thursday.

Great Grief signe là un nouvel album aussi puissant que varié, faisant penser à des groupes comme The Bled, Norma Jean ou encore Renae (groupe méconnu qui mêle mélodies et nerfs dans le même esprit). De quoi satisfaire les amateurs de geysers et de post-hardcore à l’ancienne.

  1. Fluoxetine: Burden Me
  2. Feeling Fine
  3. Troubled Canvas
  4. Escaping Reykjavik
  5. Pathetic
  6. Inhale The Smoke
  7. The Nihilist Digest
  8. Ivory (Lie)
  9. God Sent
  10. Roots (Love, Lust And Greed)
  11. Ludge

Bandcamp

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

post-hardcore/punk hardcore

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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