J’ai été conquis par ce groupe il y a quelques années et notamment par son album Ghosts, et bizarrement je suis un peu passé à côté du cru 2017, écouté certainement une fois distraitement sans envie d’y revenir. Ce nouvel album me semble à nouveau être un très bon cru, par un groupe qui mériterait décidément une plus grande reconnaissance. Armé notamment d’un chanteur rappelant feu Chris Cornell comme peu d’autres, il sait aussi enchaîner les bons titres qui sont ici nombreux. On pourrait peut-être juste leur reprocher de proposer un album un peu long, dépassant l’heure, ce qui est un peu trop pour son propre bien et qui pousse à arrêter l’album avant d’être arrivé au bout. C’est d’autant plus dommage que les bons titres ne sont pas réservés au début du disque et que l’on peut passer à côté de beaux moments. La faute peut-être à « Help is on the Way » qui dépasse les 7 minutes et ne s’avère pas forcément le titre le plus intéressant de l’album. Ce léger handicap empêchera probablement Big Wreck de figurer dans les indispensables de l’année, mais il serait dommage de ne pas leur laisser une chance tant les Américains font preuve d’une constance remarquable dans la qualité. Musicalement, on retrouve ce mélange caractéristique entre rock alternatif et hard rock mélodique, avec des influences palpables de groupes comme Soundgarden ou Alice in Chains, notamment dans le timbre puissant et la capacité à passer d’ambiances tendues à des refrains lumineux. La production, soignée mais pas exagérément polie, met bien en valeur la diversité des textures sonores, entre riffs acérés et passages plus atmosphériques. L’un des points forts reste la dynamique entre énergie brute et mélodie, qui confère à l’album une certaine richesse tout au long de ses morceaux. En revanche, malgré cette qualité, le sentiment d’un album un peu trop long peut nuire à l’expérience globale, donnant l’impression d’un léger décalage dans le rythme qui aurait pu être évité avec un peu plus de concision. Néanmoins, pour les amateurs de rock puissant et mélodique, …But for the Sun confirme la place solide de Big Wreck dans le paysage actuel, loin d’être un groupe de seconde zone malgré une visibilité encore modeste.
J’ai été conquis par ce groupe il y a quelques années et notamment par son album Ghosts, et bizarrement je suis un peu passé à côté du cru 2017, écouté certainement une fois distraitement sans envie d’y revenir. Ce nouvel album me semble à nouveau être un très bon cru, par un groupe qui mériterait […]
krakoukass
Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.
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Big Wreck
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