Derrière ce nom énigmatique valant un maximum de points au Scrabble se cachent les deux gars de Bekëth Nexëmüh, très estimé groupe de black metal suédois. Figurez-vous que Balwezo Westijiz lui est antérieur (projet débuté en 2007) et que Tower Of Famine n’est que le second album du groupe (le premier datant de 2011). Autrefois tourné vers le dark ambient — dont on conserve ici quelques interludes dans l’esprit — le duo propose désormais un black metal raw mais subtilement contrebalancé par des atmosphères éthérées et lugubres à la fois, comme sur le break fantomatique de « Flesh In The Funeral Pyre ».
L’approche évoque parfois les œuvres les plus introspectives de Xasthur ou Leviathan, tout en gardant cette froideur typiquement scandinave. La production volontairement lo-fi accentue le sentiment d’isolement et de distance, rendant l’expérience aussi hypnotique qu’inconfortable. Les longs morceaux comme « Calling From The Ashes » déroulent des mélodies lentes et mélancoliques, confinant à la transe. Si l’ensemble souffre de quelques redondances inhérentes au genre, l’immersion reste totale pour qui apprécie ces paysages sonores austères et contemplatifs.
Un disque à écouter seul, de préférence en pleine forêt, lorsque la nuit tombe et que le froid commence à mordre.
Balwezo Westijiz
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