King Gizzard & the Lizard Wizard – Phantom Island
Chronique Rock Psychédélique Avec Orchestre

King Gizzard & the Lizard Wizard – Phantom Island

jonben
jonben
Auteur
14 septembre 2025
il y a 1 an
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Année de sortie
2025
Note
Le groupe australien, reconnu pour sa prolificité avec 27 albums en treize ans, explore dans son dernier projet un rock 70s enrichi par un orchestre, mêlant des influences variées, tout en conservant une approche dynamique et accessible, bien que l'intégration des arrangements symphoniques varie en efficacité.
King Gizzard & the Lizard Wizard – Phantom Island

Nous n’avions encore jamais chroniqué un album de King Gizzard & the Lizard Wizard. Et pourtant, le groupe psychédélique australien en est déjà à son… 27ᵉ album depuis 2012. Oui, vingt-sept albums en treize ans ! Et ce n’est pas comme si la majorité de ces disques étaient bâclés : ils ont une ribambelle de très bons albums à leur actif.

J’ai personnellement découvert le groupe lors de leur année marathon, en 2017, quand ils avaient annoncé vouloir sortir cinq albums dans l’année – et l’ont effectivement fait. Cinq disques complets, variés, avec chacun une identité propre. Parmi eux, Sketches of Brunswick East reste mon favori : leur œuvre la plus jazz, inspirée par le Sketches of Spain de Miles Davis. Un album assez différent du reste de leur discographie mais que je recommande chaudement, une sorte de long jam psyché jazzy.

C’est d’ailleurs l’une des forces de King Gizzard : on ne sait jamais sur quel terrain on va les retrouver. Leur son de base est profondément ancré dans les années 60/70 – psychédélisme, rock progressif, blues/boogie, garage, surf, hard rock, jam et improvisations à foison. On y croise autant l’esprit de Frank Zappa, David Bowie, Pink Floyd ou Camel que des clins d’œil aux Allman Brothers ou ZZ Top. Mais au fil de leurs albums, ils se sont autorisés toutes les digressions : du proto-thrash (Infest the Rats’ Nest, top) au rock électro-synthéttiseur (The Silver Cord en 2023, plutôt moyen), en passant par des expérimentations microtonales avec des guitares spécialement construites pour (Flying Microtonal Banana, un immanquable du groupe).

Avec Phantom Island, le groupe revient à une formule plus “classique” : un rock 70s aux accents southern, bluesy et jazzy. La particularité de ce disque ? Ils s’offrent les services d’un orchestre : cordes, vents, une dizaine de musiciens additionnels, un chef d’orchestre et un arrangeur pour donner une ampleur nouvelle aux morceaux. Pas question pour autant de proposer de la “musique classique” (enfin on pouvait s’attendre à tout avec eux) : cela reste du rock à l’ancienne, ici assez enjoué, avec des touches funky ou jazzy.

L’intégration de l’orchestre est intéressante mais elle n’est pas toujours parfaite. Sur certains titres, les arrangements rappellent le jazz vocal des années 40 et ça fonctionne très bien ; sur d’autres, quand la base est plus rock ou funky, l’apport symphonique sonne un peu forcé. Mais dans l’ensemble, l’album reste réussi. Accessible, entraînant, avec quelques morceaux qui sortent clairement du lot : je sélectionnerais l’excellent titre éponyme “Phantom Island” et le guilleret “Grow Wings and Fly”.

Pas leur meilleur disque, mais encore une belle réussite qui démontre une fois de plus la capacité de King Gizzard à surprendre, même après 27 albums.

A noter que le groupe a mis tous ces albums en « name your price » sur Bandcamp cette semaine et leurs 27 albums occupent les 27 premières places des albums les plus « achetés » de la plateforme!

Genre selon le Chroniqueur

Rock psychédélique avec orchestre

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jonben

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Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

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1 commentaire

Nico

il y a 1 an

Tellement de choses à dire sur King Gizzard, tellement de facettes différentes pour ce groupe. De mon côté je reste sur les albums aux guitares microtonales, c’est là qu’ils ont vraiment proposé quelque chose d’original. Tout le reste fait un peu redite des 60s, certes en bien foutu.

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