Dangers – Messy, Isn’t It?

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Style: hardcore chaotiqueAnnee de sortie: 2010Label: Vitriol Records

Résumer Dangers à un groupe de harcore chaotique est à la fois juste et complètement faux. Certes, Dangers joue effectivement du hardcore de façon chaotique en empruntant de quoi faire dans la boite à outil de Converge, mais sans jamais vraiment copier sur leur voisin. La tension et la rage dévorantes des paroles ont ceci de commun avec leur ainé que l’on ne pourrait leur reprocher de faire de la musique pour faire autre chose qu’expurger leurs démons.

L’énergie des morceaux n’a toutefois rien de commun avec le Converge d’aujourd’hui, de même que l’interlude jazz « (Messy) » ou la chorale répétant en canon sur « (Isn’t it) », « It’s so nice to wake up in the morning all alone, and not to have to tell somebody you love when you don’t anymore« , ou encore les différentes touches screamo au cours de ralentissements (« Bottom of the 9th ward »), rock and roll (« Opposable » introduit par le « Bass » du chanteur destiné à devenir culte en concert) ou metal (« I’ll clap when I’m impressed »).

Messy, isn’t it? est un album compact dans l’émotion qu’il déchaine tout au fil de ses dix-neuf plages mais pas dans le spectre de ses influences, pour un résultat étonnement cohérent. Qu’une partie de Dangers provienne du grind metal chaotique de Graf Orlock explique aussi une partie de l’équation sans qu’elle soit complètement résolue. L’identité du groupe ne s’arrête pas non plus à sa musique puisque ceux-ci refusent d’utiliser une page myspace (celle-ci renvoie sur leur blog) pour faire la promotion de leur musique. Sur ce fameux blog on peut trouver des liens pour commander leur disque (superbe vinyle vendu avec son Cd pour une bouchée de pain), voir des photos de leurs concerts sur FlickR ou découvrir leurs paroles et leur identité visuelle. Rien de ce que produit Dangers ne leur échappe grâce à une appropriation des possibilités du net pour faire vivre leur groupe et contrôler ce qu’ils veulent faire passer à travers leur musique.

Messy, isn’t it est à la fois une réussite musicale et un modèle à suivre pour la publication de sa propre musique en restant indépendant (le label est aussi le leur). Des idées à revendre pour un album proprement génial dans sa synthèse d’un hardcore moderne et original proche des classiques (Deadguy, Rorschach) et de leurs descendants (Converge, Breather Resist) pour un résultat aussi menaçant que le canon de revolver que la femme sur la pochette appuie sous son menton.

  1. stay-at-home mom
  2. i’ll clap when i’m impressed
  3. pyramid of empties
  4. saved by the boyancy of citrus
  5. check, please
  6. opposable
  7. cure for cancer
  8. cure for aids
  9. straight as she wants to be
  10. under the affluence
  11. teenage porno hunter
  12. goliath
  13. (messy, isn’t it?)
  14. bottom of the 9th ward
  15. tarantula type
  16. what goes up
  17. no vonneguts, no glory
  18. (love poem)
  19. the el segundo blue butterfly habitat preserve

Chroniqueur

Mathieu Lubrun

Hororo est chroniqueur depuis 2004 sur Eklektik, bibliothécaire de profession, passionné de musique (metal, jazz, hip hop, electro …) et de comics. Alcoolique de concert et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie. Contactez-le pour lui dire tout ce que vous voulez à son adresse personnelle xhororox [AT] gmail [DOT] com et/ou suivez-le sur Twitter.

hororo a écrit 395 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. 2nd Decapitation says:

    Excellente découverte! Merci.

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