Alghazanth – Eight Coffin Nails
Chronique Black Metal

Alghazanth – Eight Coffin Nails

beunz
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Auteur
23 août 2018
il y a 8 ans
3,376 vues
Année de sortie
2018
Note

Formé au milieu des années 90, Alghazanth a un peu fait parler de lui quelques années plus tard en pleine effervescence du black sympho même si le groupe finlandais a eu du mal à exister derrière les grosses machines du genre. Malgré tout, le quartet de Jyväskylä a persévéré et sorti des albums de manière […]

Alghazanth – Eight Coffin Nails

Formé au milieu des années 90, Alghazanth a un peu fait parler de lui quelques années plus tard en pleine effervescence du black sympho même si le groupe finlandais a eu du mal à exister derrière les grosses machines du genre. Malgré tout, le quartet de Jyväskylä a persévéré et sorti des albums de manière plutôt régulière avant une pause plus conséquente suite à The Three-Faced Pilgrim (2013). Cinq ans plus tard sort ce Eight Coffin Nails, annoncé comme l’ultime album du groupe, décidé à stopper ses activités après certainement l’un de ses meilleurs albums.

Alghazanth fait du black sympho mais parvient à ne sonner pas trop putassier, apparaissant du coup plus authentique que bien des groupes surproduits. « Self-exiled » nous emmène en effet sur des terres un brin désuètes mais toujours bougrement efficaces. Les arrangements sympho ne sont pas trop mis en avant et il ressort de ce premier titre une aura assez froide digne d’un Dark Fortress. Un souffle tel un blizzard qui ne quittera pas l’intégralité de ce dernier album.

Les arrangements servent parfaitement ces compos. On retrouve par exemple quelques trombones menaçants en dernière partie de « Aureate Water », nous ramenant vers les contrées d’un Sear Bliss. De même pour le mid-tempo instrumental « Pohjoinen » ou encore les breaks où les multiples mélodies deviennent plus franches (« The Foe Of Many Masks » comprenant des arpèges ainsi que des passages plus « doux »). Des nuances bienvenues brisant quelque peu les blocs de glace créés par les finlandais, manquant tout de même d’un petit peu de relief.

« To Flames The Flesh » termine l’histoire Alghazanth par neuf minutes de montagnes russes où se dessinent différentes phases, tantôt épiques, tantôt plus sur la retenue. Une conclusion mouvementée qui termine ce bon album (qui parlera aux plus nostalgiques) de belle manière. Les finlandais ont cessé leurs activités scéniques chez eux en juin dernier, dommage pour eux qu’ils ne soient restés qu’un groupe de seconde zone durant leur longue carrière.

  1. Self-exiled
  2. Facing The North
  3. Aureate Water
  4. The Upright Road
  5. At Their Table
  6. The Foe Of Many Masks
  7. Twice Eleven
  8. Pohjoinen
  9. To Flames The Flesh

Bandcamp

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

black metal

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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