Paradise Slaves – With Hell in His Eyes
Chronique Metalcore Mélodique

Paradise Slaves – With Hell in His Eyes

jonben
jonben
Auteur
28 septembre 2025
il y a 11 mois
7,428 vues
Année de sortie
2025
Note
Un supergroupe récemment formé par des musiciens expérimentés du metalcore, dont le chanteur emblématique des 36 Crazyfists, propose un album qui, bien que manquant d'originalité, bénéficie d'une voix distinctive et d'une énergie communicative, ravivant la nostalgie tout en offrant une seconde vie à son frontman.
Paradise Slaves – With Hell in His Eyes

Paradise Slaves est un « supergroupe » fraîchement formé par des musiciens désormais proches de la cinquantaine qui replongent dans le metalcore. On y retrouve des membres de Diecast (un des pionniers du genre), le frère d’un membre de Killswitch Engage, mais surtout Brock Lindow, le chanteur emblématique de 36 Crazyfists. Et c’est clairement lui qui fait toute la différence : sa voix si particulière, intacte après 25 ans, ramène immédiatement à cette époque où le néo metal flirtait avec le metalcore.

36 Crazyfists c’était ce single de 2002 qui avait fait un carton, c’est devenu progressivement de moins en moins bien après.

Dans un style rabâché à l’infini, où des centaines de groupes se sont copiés, avoir un frontman qui sort vraiment du lot change tout. Et autant dire que la voix au vibrato émotif de Lindow, reconnaissable entre mille, reste le véritable atout de ce disque. La nostalgie joue à plein, mais ce n’est pas désagréable — même si, en parallèle, il est amusant de voir à quel point le chanteur est devenu un bucheron redneck, sans avoir perdu pour autant une once de ses capacités vocales.

L’album démarre pourtant de la pire des manières : « For Those Who Watch the Sea », avec ses synthés et son piano mièvres, ressemble à une intro ratée qui n’a rien à voir avec le reste du disque. Heureusement, ça enchaîne vite sur un gros breakdown, mais ce titre n’avait clairement pas sa place en ouverture. Par la suite, on trouve quelques morceaux plus solides, notamment les singles « Dreamers » et « Swim North », ce dernier avec la participation du hurleur d’Unearth, autre figure du metalcore.

Au final, aucune originalité à signaler : c’est du metalcore carré, efficace, avec des accroches en pagaille, des relents mélodiques qui rappellent presque le grunge, et une énergie communicative. Les musiciens semblent prendre plaisir à rejouer ce style, et ça se sent. Mais sans la présence et le timbre de Lindow, cet album serait passé complètement inaperçu. Dans son registre, il reste néanmoins une manière honnête d’offrir une seconde vie au chanteur de 36 Crazyfists et de combler un peu le manque laissé auprès de ses fans.

Artistes / Groupes

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Genre selon le Chroniqueur

Metalcore Mélodique

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Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

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