Bilan 2025 – Krakoukass

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krakoukass
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27 janvier 2026
il y a 8 mois
4 commentaire s
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Un point évidemment très subjectif concernant ce qu'il convient de retenir d'une année 2025 décidément très riche.
Bilan 2025 – Krakoukass

En ce qui me concerne, l’année 2025, pourtant exceptionnelle par la qualité de ses sorties, était pliée depuis fin mai lorsqu’il s’agissait de choisir LE numéro 1, l’album de l’année (AOTY, Album Of The Year), alors que je posais mes oreilles pour la première fois sur Never Enough, le dernier album de Turnstile. Un album que j’ai écouté un nombre incroyable de fois et que je continue à adorer et à considérer comme le meilleur album des américains (alors que j’adorais déjà les précédents). Inventif, mélodique, pop, entêtant, cet album a fait fuir les fans du hardcore (pourtant déjà assez opened) des débuts du groupe, pour ma part j’en redemande, et j’attends impatiemment la suite.

Viennent ensuite 16 albums que je place au-dessus de tous ceux qui viennent après (bah oui je vous l’ai dit, l’année était exceptionnelle).

Je continue de mettre en avant l’album de Honningbarna, dont peu de zines parlent alors qu’il est juste exceptionnel, les amateurs de Refused devraient s’y retrouver pour peu d’accepter le chant en norvégien. Ne pas rater non plus le fantastique album de Florida Man, un groupe assez rarement mis en avant (en dehors de la promo du redac’ chef de New Noise Mag lui-même grâce à qui je l’ai découvert). The Callous Daoboys passionnent dans certains pays, mais continuent malheureusement de n’intéresser à peu près personne en France : tellement injuste au vu de la qualité de leur dernier album. Ce groupe barré et brillant mérite mieux qu’une telle indifférence.

J’ai déjà pas mal parlé de Greyhaven, qui n’en finit pas de me combler, son nouvel album Keept it Quiet étant probablement le plus abouti alors que les deux précédents étaient déjà fabuleux. En découverte récente, le premier album de Jools, Violent Delights a marqué ma fin d’année, alors que je l’avais complètement loupé à sa sortie l’été dernier. Inutile de revenir sur les albums de Coroner ou de Paradise Lost, de très grand niveau dans les deux cas, je suis sûr que vous le savez déjà pour l’avoir lu dans nos pages et ailleurs.

Bref, ces 16 albums ont tous été chroniqués, je vous laisse aller farfouiller dans les archives du zine pour consulter ça si vous êtes curieu(se)x et/ou si vous avez loupé une chronique durant l’année.

Ferment la marche 36 albums que je considère comme le top du reste de l’année. Là aussi, (presque) tout a été chroniqué dans nos pages (l’une des chroniques en retard devant paraître dans quelques jours, saurez-vous trouver de quel album il s’agit ? Et on n’a pas chroniqué l’album de Clipse, mais ça viendra peut-être, il le mérite en tant que seul album de hip-hop de la liste), alors comme le dit si bien Jacquo le comploplo : « faites vos propres recherches ». J’ai probablement oublié des disques et il y en a certainement encore certains que je n’ai pas encore découverts, mais je pense tout de même que l’essentiel (de mon point de vue) est bien dans les 53 albums listés au total.

S’agissant d’un album sorti en 2024 et découvert cette année (il y a en a toujours au moins un) je me devais de vous recommander de jeter une oreille à l’excellent album de Heave Blood & Die, Burnout Codes (découvert grâce au top annuel de Clément de New Noise) qui rappelle furieusement le Genghis Tron récent avec ce mélange de post-hardcore et de synthwave du tonnerre.

Du côté des albums « court format », appelés aussi EP, ma liste est courte elle aussi, étant peu friand de ce format que je considère souvent comme très frustrant, mais j’ai quand même retenu 6 disques qui valent le détour et dont la plupart ont été chroniqués dans nos pages (ce qui n’est pas le cas de Dog Race, que je recommande aux amateurs de Whispering Sons ou Alt-J et dont j’attends impatiemment un album long format, ou du très accrocheur Outrun You All de House of Protection , un duo de transfuges de Fever 333).

Pour que le panorama soit complet il me reste à parler des albums « pop » que je retiens cette année, vous le savez je suis assez client du genre, à tel point que mon top ne serait pas complet si je ne citais pas les 4 albums du genre qui ont pas mal tourné cette année. Et non vous ne rêvez pas, c’est bien l’album de notre compatriote Disiz (anciennement Disiz la Peste, les boomers savent) que vous voyez aux côtés des albums de Miley Cyrus, Lady Gaga et Wolf Alice. Alors que j’espérais voir figurer les nouveaux Conan Gray et Taylor Swift dans ce top of the pop, c’est plus bas qu’ils figureront tristement cette année (scrollez!).

En effet, quoi de mieux pour terminer le tour d’horizon de ce top annuel que de mentionner les quelques déceptions à déplorer au milieu de tous ces succès et excellents disques ?

Dance Gavin Dance a clairement sorti cette année l’album le plus décevant pour moi, pas que Pantheon (qui avait leaké plusieurs mois avant sa sortie) soit un mauvais disque, on y perçoit d’ailleurs bien la masse de travail abattue par le groupe, mais je n’arrive tout simplement pas à me faire au départ de Tilian Pearson. Malgré le talent de Andrew Wells (qui était déjà dans le groupe depuis le précédent album), à mon sens, ça ne fonctionne tout simplement pas. Corollaire de ce qui précède (mais aussi peut-être en raison du songwriting tout simplement) les titres sont moins marquants, moins tubesques et je ne retrouve tout simplement plus le DGD que j’ai adoré 5 ou 6 albums durant. Je serai peut-être le seul à également inclure dans cette catégorie Pogo Car Crash Control (groupe que j’adorais vraiment jusque-là) et feu Hangman’s Chair (groupe dont je n’ai en réalité aimé qu’un seul album) mais il faut assumer ses avis même les plus controversés. Je n’ai pas aimé ces disques et je trouve que P3C s’est même complètement vautré en aseptisant son identité sonore et en courant après le mirage américain dont j’étais étonné qu’il existe encore (j’écris ça avec d’autant plus de conviction aujourd’hui vu l’état désastreux de ce pays qui ne vend plus beaucoup de rêve). Evidemment ces disques n’ont pas été chroniqués, on a déjà du mal à consacrer le temps nécessaire aux albums qu’on aime, c’est pas pour perdre du temps avec des disques médiocres. J’aurais pu parler de l’album d’Ulver sorti en toute fin d’année : pas que cet album soit mauvais, mais je le trouve personnellement assez paresseux (surtout venant d’un groupe comme Ulver), et peu intéressant, et j’admets l’avoir très vite zappé ayant beaucoup d’autres choses plus intéressantes à écouter.

Un grand merci à la Musique et à tous les groupes qui tiennent la rampe, nous permettant de ne pas boire la tasse et sombrer dans l’océan de médiocrité et de folie qui semble recouvrir le monde entier en ces temps si troubles. On tremble souvent pour nos enfants en pensant à l’avenir alors mieux vaut parfois mettre son casque et écouter de la musique pour éviter de trop y penser… Il n’y a pas de meilleure drogue !

Thank you 2025 et welcome 2026!

Genre selon le Chroniqueur

Divers
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Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

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4 commentaires

Corwin

il y a 7 mois

Merci Krakoukass pour le bilan, tes goûts sont habituellement ceux dont je suis le plus proche, mais cette fois ça sera une année musicale en demi-teinte pour moi, des choses intéressantes mais rien de vraiment exceptionnel. Heureusement grâce à vous j’ai découvert In Mourning et Messa et c’est déjà très bien !

krakoukass
il y a 7 mois

Merci pour ton retour! Quels sont les albums que tu as retenus cette année en dehors du Messa et In Mourning ?

Corwin

il y a 7 mois

Eh bien, Futique de Biffy est un bon cru, même chose pour le Deftones, même si dans les deux cas ça ne transcende pas ce que ces groupes ont déjà produit. Skeleta de Ghost m’a fait l’effet d’un album de B sides d’Impera, agréable mais inégal. Cocorico pour le Coda de Novelists, il est vraiment très cool. Il me manque un album de la trempe du Borknagar de l’an dernier, d’Impera justement, ou de Hushed and Grim de Mastodon.

Corwin

il y a 7 mois

Je te rejoins complètement sur la déception pour Ulver, pour être honnête depuis Assassination of Julius Caesar qui était aussi bon que Perdition City, il ne m’ont plus vraiment convaincu. Difficile de leur en vouloir cela dit après autant de qualité et d’innovation au compteur.

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