On se réveille là-dedans! Si j’en vois un qui moufte et ose encore me dire qu’il ne connaît pas Greyhaven, je crois que ça va me fâcher, depuis le temps que je me casse le cul à essayer d’embarquer tout le monde avec moi. Je vais donc le dire une dernière fois : IL FAUT ECOUTER GREYHAVEN.
Ce groupe est sans le moindre doute l’un des plus intéressants de la scène alternativo/post-hardcore américaine et s’il fallait encore une preuve de cela, Keep it Quiet, 3ème album du groupe devrait (à nouveau) permettre d’enfoncer le clou bien profond après un This Bright and Beautiful World au titre aussi ironique que son contenu était excellent.
Et pour ne rien gâcher, l’évolution du groupe correspond à celle que l’on pouvait imaginer (et espérer) après les deux précédents excellents albums : même si l’album démarre plutôt sur les chapeaux de roue, on se rend en effet rapidement compte que le versant mélodique est plus que jamais présent, même si bien heureusement le groupe conserve son volet « post-hardcore » agressif qui lui sied tant. Là où le précédent album restait encore globalement assez agressif, ce qui faisait d’autant plus ressortir un titre beaucoup plus mélodique comme « All Candy », je trouve que le groupe a réussi sur ce nouvel album à mieux équilibrer les deux versants de sa personnalité, en intégrant la plupart du temps (voire même à chaque fois) les passages mélodiques ET les passages les plus burnés dans les mêmes morceaux sans que l’on puisse reprocher au groupe de juxtaposer artficiellement des passages qui ne vont pas ensemble. Il suffit d’écouter au hasard l’une des merveilles de l’album, « Shatter and Burst » (quel morceau!), « Diamond to Diamond » (quel morceau!), « From the Backseat of a Moving Car » (quel morceau!), « Burn a Miracle » (quel… morceau!), et en fait je pourrais citer tous les titres avec peut-être une petite exception : ce « Technicolor Blues », encore plus mélodique ou en tout qu’à moins agressif que les autres avec cette guitare acoustique prédominante. Quoi qu’il en soit c’est encore une réussite insolente à mettre au crédit du groupe.
Figurant en conclusion et peut-être même en point d’orgue de tout ce que le groupe propose sur l’album, ce « Cemetery Sun » au refrain beau à pleurer, qui clôture admirablement l’album sans jamais tomber dans le niais ou le larmoyant.
Bien évidemment au centre de la performance du groupe, on ne peut pas ne pas souligner celle de son chanteur, Brent Mills dont j’ai déjà largement parlé et qui continue à faire tout ce qu’il peut pour qu’on pense à lui quand il s’agit de lister les meilleurs chanteurs metal en activité. Il crie toujours mais chante aussi, encore et toujours aussi bien, voire même mieux, transcendant des compos qui ont aussi l’avantage d’être également très digestes et même directes avec des durées la plupart du temps autour de 3 min 30, pour une durée totale de 41 minutes.
Il y aura encore eu des sacrés clients cette année en matière de sorties marquantes, et l’élaboration du top de fin d’année promet d’être encore un beau casse-têtes. Mais clairement Greyhaven s’est offert avec Keep it Quiet une place garantie dans le top 3 me concernant. Absolument magistral !
Tracklist :
01 – Prelude : Evening Star
02 – Shatter and Burst
03 – Show Me Where You Are
04 – Burn a Miracle
05 – Where the Light Leaves Us
06 – Night in October
07 – Technicolor Blues
08 – Satellite in Love
09 – From the Backseat of a Moving Car
10 – Diamond to Diamond
11 – Cemetery Sun
Greyhaven
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