Antimatter – Planetary Confinement

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Style: dark waveAnnee de sortie: 2005Label: Prophecy

Décidément Prophecy est un label à forte activité ces temps ci. Le dernier Vision Bleak, le Noekk et le nouveau Antimatter. On peut dire qu’on a de quoi se mettre sous la dent. Et ma foi s’ils continuent à nous servir des productions comme ça on ne va pas s’en plaindre. Ici nous avons donc affaire au 3ème album des anglais de Antimatter et je suis obligé de constater que rare sont les albums qui m’ont autant touchés que celui-ci. Après deux albums de qualité évidente portés sur un dark métal mélancolique, le groupe a décidé de se séparer du côté métal pour nous servir un album acoustique beau à pleurer.

Tout au long des 9 morceaux qui composent l’album le groupe va jouer avec nos nerfs et nos sentiments, les poussant même parfois très loin, à la limite du supportable comme sur « Epitaph ». Morceau central de l’album celui-ci propose des mélodies au violons, une guitare sèche et des vocaux à mourir de bonheur. Comme je le disais je ne suis que rarement touché par un disque au point de verser une larme pendant son écoute et je me suis surpris à en avoir une sur ce superbe « Epitaph ».

Rassurez vous, le reste du disque n’est absolument pas en reste (je dois être plus sensible au violon…) et tous les morceaux de ce disque forment une entité étrangement fluide et douce, remplie de mélancolie, de tristesse. A l’image de la pochette du disque, la musique pratiquée est dans l’ensemble assez dépouillée. Guitare sèche, piano, batterie, violon, basse et vocaux. Ce qui me semble assez cohérent après avoir eu la chance de les voir en concert acoustique dans la cave de la Pomme d’or à Paris il y a de cela déjà quelques années. L’acoustique apporte une puissance au groupe bien plus que n’importe quelle guitare électrique ne pourrait jamais leur en donner. Les vocaux viennent se poser sur ce tissu de musique comme une plume sur une feuille : juste en l’effleurant. Tantôt masculins, tantôt féminins, mais toujours emprunts d’émotion. Le chant semble se greffer à la musique à tel point que même lorsqu’au milieu d’un morceau, le chant cesse, la musique cesse elle aussi, pour mieux repartir.

Je ne pourrais pas citer tel ou tel morceau en guise de références (à part pour « Epitaph ») tant je ne peux pas leur trouver de défauts.

J’ai vraiment été soufflé par cet album, je n’en attendais pourtant pas tant puisque j’avais peu écouté Lights Out que je trouvais moins réussi que son prédécesseur Saviour. Comme quoi, lorsque j’attends trop d’un groupe je suis déçu, quand j’en attends peu je suis scotché. J’avais vu le disque en vente avec l’autocollant « The Saddest Album of The Year », je ne cache pas que j’avais pouffé en voyant ça, me disant qu’ils ne savent plus quoi inventer pour vendre. Connerie marketing ou pas, toujours est-il que ce n’est pas loin de la réalité et je n’ai pas encore entendu quelque chose qui me fasse plus sentir de la tristesse que ce disque. Tout y est superbe, tout y est doux, un véritable enchantement.
La sortie de ce disque ne doit pas passer inaperçue et faire l’impasse sur celui-ci serait une grosse erreur. Alors effectivement il faudra passer outre le sentiment du bourrin de base qui sera bien frustré de ne pas entendre le moindre growl ou le moindre solo à 5 mains et il faudra prêter attention aux qualités mélodiques. Elles sont là, elles n’attendent que vous pour vous envahir. Toute résistance est inutile…

  1. planetary confinement
  2. the weight of the world
  3. line of fire
  4. epitaph
  5. mr white
  6. a portrait of the young man as an artist
  7. relapse
  8. legions
  9. eternity part 23
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2 Commentaires

  1. jonben jonben says:

    yep excellent, je l’ai découvert en croyant entendre du Anathema.

  2. dark hypp says:

    un album vraiment splendide, le 18 est largement mérité. La voix de plus en plus touchante!

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