Tuatha De Danann – The Delirium Has Just Began

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Style: heavy folkAnnee de sortie: 2004Label: Underclass Music

Quand on me prononce le mot « folk » à l’oreille je ne peux m’empêcher de la dresser (l’oreille… bande de cochons) tant il s’agit d’un style que j’affectionne. Et même si on met le mot « heavy » à coté, mot qui me fait fuir à des kilomètres, je ne résiste pas à l’envie d’écouter. En revanche quand on voit des influences celtes sur un album de brésiliens on ne peut que se poser des questions tant les deux semblent incompatibles. Pourtant Tuatha de Danann (je vous préviens c’est la dernière fois que je prononce le nom en entier…) est bel et bien un groupe venant du pays de la Samba, qui officie, soyons réducteur, dans un registre heavy folk des plus festifs.

Les premiers accords du disque nous font comprendre qu’effectivement les influences celtes sont bien là et on se voit dans un jardin remplis de petits lutins trottinant joyeusement. Lorsque le métal reprends ses droits on découvre ce style assez heavy dans les rythmiques, un peu moins dans la voix, mais nous y reviendrons. Ici donc, les instruments sont à l’honneur : flûte, mandoline, percussions traditionnelles, flûte de pan et j’en passe, tout est ici fait pour nous faire gigoter.

La production n’est pas extraordinaire prouvant le défaut de moyens de ces jeunes gens mais reste tout à fait acceptable. Les voix oscillant entre heavy et death/black sont assez inégales ; les chants heavy sont moyens à l’exception des parties où le chanteur se prend à imiter son compatriote André Matos (NDLR : de Angra), registre dans lequel il se révèle plutôt bon. D’un autre coté, les vocaux death/black sont tout a fait convaincants et ne sont pas sans rappeler les trolls de Finntroll. Puisqu’on en parle, notons que la comparaison avec Finntroll est toute trouvée tant les brésiliens évoluent dans le registre festif propre au groupe finlandais, les vocaux black en moins. Ecoutez donc le final de Brazuzan pour comprendre de quoi je parle. Les guitares quant à elles sont clairement typées heavy avec quelques mouvements plus extrêmes dans les parties violentes du disque.

Les morceaux quand à eux oscillent entre le très bon et l’excellent passant malgré tout à une reprise dans le très moyen (le beaucoup trop long morceau titre a tendance à saouler au bout de ses 11 minutes). On pointera du doigt quand même les morceaux « Brazuzan » (festif et déjanté), « Abracadabra » (morceau folk superbe malgré des vocaux féminin discutables) et « The Last Words » (également très folklorique avec les passages à la André Matos) comme les meilleurs de cet album.
Du côté des reproches on pourra donc citer comme je l’avais déjà fait remarquer, les vocaux clairs qui ne sont pas terribles, la production un peu cheap et les voix féminines pas forcément nécessaires. C’est assez peu vous en conviendrez.

En tout cas ces brésiliens sont une excellente surprise et leur tout jeune âge nous fait présager le meilleur pour l’avenir. N’oublions en effet pas qu’il ne s’agit que de leur deuxième album et atteindre une telle maturité en seulement deux albums reste assez exceptionnel.

Au final The delirium has just began est un excellent album, proche d’un Finntroll en pleine extinction de voix, tout aussi festif et joyeux. Il est plaisant de voir ce genre de nouveau phénomène arriver sur la scène métal et en particulier en Amérique du sud où le métal est assez peu représenté, soyons francs (Sepultura et Angra mis à part il ne reste plus grand monde).
Allez hop, un tuatha dans le lecteur, des binouzes sur la table et c’est parti pour la fiesta !

  1. brazuzan
  2. the last pendragon
  3. abracadabra
  4. the last words
  5. the wanderings of oisin
  6. the delirium has just began…
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