Bilan 2007 neurotool

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Décembre… Déjà… Un esprit chagrinparlera certainement des grands froids, du temps qui passe bien trop vite (ceputain de sable qui vous glisse entre les doigts)… Franchement l’heure tourneet ça m’emmerde. Mais qu’est-ce que je m’en fous à l’instant présent. Lachaleur du bois règne dans mon antre, des effluves de café naviguent dans l’airet c’est l’heure de se remémorer cette belle et grande année. Musicales’entend. Bien évidemment. On évitera de regarder par la fenêtre durantquelques instants. La gerbe et la colère pourrait tout gâcher… Non il est desinstants bien trop rares pour ne pas les protéger et en profiter autant quefaire se peut.

Je plonge donc dans mes souvenirsde cette année et je n’y vois que curiosité assoiffée, certainement pasconsommatrice (n’en déplaisent à certains…) et en tout état de cause à l’aunede découvertes, de rencontres et de rendez-vous tous honorés, le tout avec unplaisir ineffable aux coins des lèvres. Peu ou pas de déception cette année.Pas qu’il ne pourrait y en avoir. Juste que je les ai oublié. Pas de temps àperdre avec l’inutilité.

Vous lirez donc en suite maplaylist de l’année. Dix albums, c’est bien trop peu pour décrire cette année.Mais c’est certainement de ces albums qu’il m’est impossible d’arrêter au longcours. De ceux qui reviennent sur la platine couramment. De ceux qui ouvrent denouveaux horizons et font que la liste des prétendants aux coups de cœur etautres écoutes passionnées est si longue cette année.

Autres

Au delà de cette playlist, ily a non pas la liste des remplaçants, des coupeurs de citron sur le banc dufond de la cour qu’on oubliera négligemment de ranger. Non il y a la longueliste des outsiders, de ceux qui m’ont autant interpellé, sinon plus.

Il y a l’insatiable projet deAidan Baker et Leah Buckareff, Nadja, aux confins du drone, du metal, del’ambiant, indescriptible et envoûtant. Le retour de OM avec sa musique enforme de pèlerinage psyché. L’album solo de Thurstone Moore, indie rockmaîtrisé de part en part, mélancolique et simplement beau. L’omniprésence duprojet Boris avec notamment ses participations avec le guitariste MichioKurihara et Merzbow. Les retours gagnants de Dillinger Escape Plan, Down,Dinosaur Jr (même si ici je préfèrerai toujours les compositions de Lou Barlowbien plus saisissantes que celles d’un Jay Mascis – et donc pourquoi jedonnerai toujours la primeur à Sebadoh plutôt qu’à Dinosaur Jr – mais enfin…),le black totalement décalé d’un Mayhem, la claque Kruger revenu comme unboomerang de Suisse (ne négligez pas l’écoute de ce groupe bordel !), legroove des Beastie Boys avec leur instrumental ravageur de « MixUp ».

Il y a également les découvertes.De celles que l’on aime à chérir, que l’on voudrait faire découvrir à toutprix, et qui ne rencontrent bien souvent qu’un timide écho. Pas que ces groupesn’aient forcément pris vie cette année. Mais ils sont en tout cas sortis deslimbes avec leur album cette année :

Sabo, ce projet français d’ex-membres de la scène noise90’s, aujourd’hui apaisé mais toujours aussi ironique, nous offre un projetpop/lo-fi un rien jazzy qui aura tourné et tournera encore sur ma platine.
Manatees. Où l’art de mesurer l’americana au post-coreambient d’un certain Isis et à la noise rock façon Oxbow. Eugène Robinson y magnified’ailleurs un titre de cet album.
Sweet Cobra, où l’art de botter le cul à une partie dela scène Heavy Sludge façon High on Fire, His Hero is gone. Avec une voix et unrien de mélodie mélancolique on peut transcender un style.
Part Chimp. Des anglais aussi allumés que Todd (dontils ont partagé un split). Bref noise rock un rien plus indie, plus fuzzy maisd’une efficacité imparable.
Bear Claw. Où la scène noise de Chicago des 90’s renaîtde ces cendres. Avec un feeling que n’aurait pas renié un certain Slint.
– Les Souvenir’s Young America, Cripple Black Phoenix quiavec des variations sur un même thème – l’americana – réaniment au cœurd’ambiances plus ou moins crépusculaires et mystiques, le Hex : orprinting in the infernal method de Earth. On pourra d’ailleurs ici faireun parallèle avec la scène post-hardcore et le projet Omega Massif, s’inspirantégalement de ces ambiances pour nous donner un album certes pas novateur maisune fois encore d’une efficacité reconnue de tous.
– Il y a également les bons élèves, charmeurs etintrépides comme Baroness avec son album sonnant de prime abord comme unlike-Mastodon ou Torche et ses influences très early-Monster Magnet. Mais ilsle font tellement bien que l’on ne pourra que headbanguer en communion avec cesriffs tapageurs.
– On retrouvera le calme avec le projet Piano Magic et sapop novatrice rapidement situé entre Sigur Ros et Arcade Fire (pour appâter lechaland !), Hrsta, le projet post rock d’un ex-Godspeed You! BlackEmperor, ou bien encore avec la pop folk de Chapter, groupe suisse sorti denulle part mais dont j’aurais découvert leur second opus avec un plaisir nonfeint.
– J’aurais retrouvé la chaleur des amplis avec desprojets aussi divers et variés que Kinski, Iklatus, Mammatus, Akimbo et bien d’autresencore de cette scène que l’on étiquettera rapidement de stoner…

Mais il y aura également eu lapuissance ravageuse d’un Sayyadina en crust metal ou d’un Yakuza au rayon metaljazzy, et le froid plus ou moins glaciale d’une certaine scène black (Krohm,Wolves in the throne room, Blut Aus Nord, Deathspell Omega,…), etc…

Bref pas de temps à perdre avecdes déceptions (Ministry, Shellac, Nine Inch Nails, au hasard…)

Albums de l’année

OxbowThe Narcotic Story
Un album intemporel, sombre, poétique et totalement habité par la voix d’Eugène Robinson. Le groupe confirme ici son aura noise rock avec ce qui est pour l’instant leur meilleur album à ce jour.


UnsaneVisqueen
Unsane signe chez Ipecac. Et en profite pour transcender son style noise core avec une dose de mélodies toutes plus assassines les unes que les autres. Leur meilleur album depuis le culte Scattered, Smothered & Covered.


PJ HarveyWhite Chalk
Exit la guitare ravageuse, entrée du piano et d’un chant magnifié, d’une maîtrise quasi lyrique. La belle prouve un efois encore son talent et sa capacité à se renouveler bien au-delà des contingences.


ShiningHalmstad
L’album black qui m’aura fait retombé dans le style. Musique totalement possédée, plus accessible que la moyenne des productions du genre certes, mais portée par une voix une fois encore tellement charismatique qu’il est impossible de ne pas sombrer au cœur de ce poison.


NeurosisGiven to Te Rising
On aurait aimer plus de prises de risques. On aurait aimer un autre Times of Grace. Oui mais ce Given to the Rising est imparable. Essayer donc de stopper sa progression une fois le bouton play appuyé… Alors un grand album d’un des groupes les plus influents de ces dernières décennies.

JesuConqueror
Broadrick continue de n’en faire qu’à sa tête. Sa musique évolue vers des terres plus shoegazing, son chant clair demeure à perfectionner, mais nier la transe éthérée et contemplative dans laquelle me plonge cet album serait donner raison à des détracteurs arc-boutés sur le passé…


Electric WizardWitchcult Today
le projet doom de l’année. Totalement cliché, de mauvais goût, inspiré autant des conneries psyché-sataniques de Coven que du cinéma d’exploitation des 60’s – 70’s mais dont le riffing et la musique vous choppe pour ne plus vous lâcher. Jusqu’à ce que défonce s’en suive.


Queens of the Stone AgeEra Vulgaris
Josh Homme aura un efois encore puisé au cœur du meilleur du rock et du heavy des 70’s pour en ressortir un album riche de riffs catchy et de mélodies entêtantes teintés d’un humour toujours aussi ironique. Le soleil, les filles, l’alcool, etc… Vous connaissez la suite du programme !


QuiLove’s Miracle
Deux blanc becs recrutent un hydre de la scène noise rock des 90’s au chant pour leur second album. On avait jamais entendu parlé de Qui mais on s’en fout. Cet oublie est aujourd’hui réparé et surtout David Yow est de retour !

Angels of LightWe Are Him
Mickael Gira revient avec un nouvel album de son projet acoustique folk. Poésie, cynisme, charisme, guest liste de luxe. Les Swans sont bel et bien morts. Le talent de Gira certainement pas.

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