Dirty Sweet – Of Monarchs and Beggars

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Style: classic rockAnnee de sortie: 2007Label: Seedling Records

STOOOOP malheureux ! Lâchez ces ciseaux et ce rasoir ! Z’êtes pas un peu malade de vouloir réduire à néant ce qu’il reste en vous de wackeur !? Et vous me ferez le plaisir de me refaire pousser ces roufflaquettes qui accompagnent si merveilleusement les jeans vieillis et les près le corps huilés.
Comment ? Vous n’êtes pas au courant ? Vous ne savez pas que l’avenir du rock ne se situe pas forcément dans le passé des 60’s et 70’s ? Va falloir arrêter de travailler plus pour écouter plus moi j’vous l’dis.
Bon allez j’arrête les frais, je sens que déjà vous vous repentez et languissez de savoir quel petit groupe sorti de nulle part peut bien provoquer cette fougue fougueuse dans le langage de votre chroniqueur préféré. Dirty Sweet, les amis. From the States. And they do the show à donf les ballons.
Premier contact avec les ‘ricains : l’artwork. Esthétiquement et symboliquement, moi j’adore. On sent immédiatement que les garçons ont de la suite dans les idées et le sens de l’humour suffisant pour apporter la touche de fun qui me semble indissociable du genre pratiqué.
Deuxième contact : bah les oreilles forcément, je rappelle aux distraits qu’un cd n’est pas comestible. Deux grattes, une basse, une batterie, un chant ; pas besoin de plus que ça pour assurer une déferlante de frissons, de bougeage de cul, de tapage de pieds et de levage de coude. Nombreux sont les groupes qui savent y faire en matière de compos sur une petite distance (2/3 titres et puis s’en vont) ; nombreux aussi sont les groupes dont l’approximation de la voix a une fâcheuse tendance à flinguer la qualité musicale. Rares, en revanche, sont les groupes à tenir la distance et à marier à merveille instruments et voix. Et, vous l’aurez compris, Dirty Sweet s’inscrit dans ce courant de rareté. De la ballade à pleurer (« Long line down ») au Hendrixien (« Red River »), en passant par du bluesy/soul sudiste (« Delilah », « Come again », « Goldensole ») ou du roll pas encore vraiment hard mais déjà plus vraiment rock (« Baby come home », « Born to bleed ») quasi innombrables sont les moments jubilatoires.
2006 m’avait offert The Answer. 2007 me sert sur un plateau les Dirty sweet. Allez allez 2008, on traîne pas là oh!

  1. baby come home
  2. delilah
  3. come again
  4. goldensole
  5. long line down
  6. born to bleed
  7. sixteen
  8. man’s ruin
  9. isabel
  10. red river

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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4 Commentaires

  1. jéjé says:

    vraiment bon! Et puis ça envoie quand même, j’y trouve un petit côté Ted Nuget, avec un côté guitar hero moins prononcé, même si le guitariste est très bon, comprenons nous bien!

  2. darkantisthene says:

    ouf, cette chronique n’aura donc pas été vaine !

  3. Dun23 says:

    Viens de le chopper! C’est effectivement très chouette. Merci pour la découverte. Je crois d’ailleurs que je vous dois aussi The Answer. Je suis redevable à ce site, c’est dingue.

  4. darkantisthene says:

    ah voilà qui fait plaisir ! bonnes écoutes

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