Death metal saignant, groove et variété rythmique (Cleveland). Imagerie gore façon Cannibal Corpse (ère Chris Barnes). Court, fun et efficace. 200 Stab Wounds signe avec Slave To The Scalpel un album qui impose une violence sonore maîtrisée, oscillant entre brutalité old school et passages plus groovy, presque malsains.
L’influence de Cannibal Corpse est évidente, notamment dans les vocaux gutturaux et les thématiques sanguinolentes, mais le quartet injecte suffisamment de personnalité pour éviter la simple redite. La production, brute sans être brouillonne, laisse respirer les guitares acérées et la batterie percutante, révélant un groupe solide dans son exécution.
On apprécie particulièrement la courte durée de l’album, qui évite la lassitude, en concentrant une énergie constante sur des morceaux comme « Scalpel Dance » ou « Necrotic Waltz ». Si certains riffs peuvent paraître un peu classiques, la variété rythmique et les breaks bien placés insufflent une dynamique bienvenue, rendant l’ensemble à la fois brutal et accessible. Slave To The Scalpel n’est pas une révolution dans le genre, mais une entrée convaincante pour les amateurs de death metal intense et frontal, avec ce petit supplément d’âme qui anime les groupes de la scène underground de Cleveland.
200 Stab Wounds
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