Les néo-zélandais étaient attendus au tournant et n’ont pas déçu (du moins un grand nombre d’amateurs vu que de nombreux placent déjà ce nouvel album en tête de leur top de l’année !) ! Pourtant Ulcerate semble avoir choisi d’affirmer son pendant mélodique comme l’atteste l’intro mélancolique de « To Flow Through Ashen Hearts », sauf que non, le groupe n’a pas perdu pour autant son goût pour la complexité, les dissonances et la sinistrose ambiante. Intégrant à son programme de dévastation de nombreuses zones mélodiques captivantes et une bonne louche d’émotions (oui), Ulcerate se renouvelle et terrasse à nouveau toute âme se risquant à passer à proximité. A voir en live en automne prochain en compagnie de Fange ou Selbst.
Avec Cutting The Throat Of God, les Néo-Zélandais approfondissent leur univers brutal mais finement ciselé, mêlant avec une maîtrise rare un blackened death empreint d’ambiances presque néoclassiques et d’une densité sonore étouffante. L’album a été enregistré avec une production claire mettant en valeur les envolées de la guitare et la batterie complexe de Jamie Saint Merat, élément moteur du groupe. La tension est palpable dans chaque piste, où les schémas rythmiques inattendus et les riffs dissonants servent une atmosphère nihiliste et introspective. Ce dernier effort est souvent salué pour son audace, mêlant brutalité et finesse sans sacrifier ni l’un ni l’autre. Toutefois, ce mélange peut parfois demander plusieurs écoutes pour en vraiment saisir la richesse, notamment pour son aspect très minutieux et ses textures sonores parfois étouffantes.
En somme, Cutting The Throat Of God confirme Ulcerate comme une formation incontournable du metal extrême contemporain, offrant un voyage ténébreux et émotionnel loin des clichés habituels.
Ulcerate
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