Necrofier – Transcend Into Oblivion
Chronique Black Metal

Necrofier – Transcend Into Oblivion

beunz
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Auteur
25 février 2026
il y a 6 mois
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Année de sortie
2026
Note
Quand les membres de Terror Corpse (death) font du black metal, l'ombre des années 90 plane bien sur ce nouvel album...
Necrofier – Transcend Into Oblivion

Peut-être avez vous écouté en 2025 le premier album de Terror Corpse (Ash Eclipses Flesh), très bon death/grind signé chez Dark Descent Records ? Pourquoi cette question ? Car il se trouve que l’intégralité du line-up n’est autre que celui des texans de Necrofier qui nous intéresse ici. Bref, chez eux on aime autant le death que le black metal.

Et les deux styles sont parfaitement maîtrisés. Cela s’explique aussi par leur background. Car outre ces deux groupes, ses membres sont très actifs dans de nombreux groupes dont certains hautement reconnus. Composé d’actuels et anciens Nevermore, Oceans Of Slumber, Church Of Disgust ou encore Eternal Champion, c’est donc à un groupe très expérimenté auquel on a ici à faire ! Et cela se ressent bien vite dès l’entame de ce troisième long-format sortant trois ans après Burning Shadows In The Southern Night. Un rafraichissement de logo et une nouvelle maison plus tard (Metal Blade Records en l’occurrence), Transcend Into Oblivion peut débuter.

Œuvrant dans un black metal typique de la seconde vague décomposé ici en trois chapitres (eux-mêmes composés de trois parties, vous suivez ?), Necrofier opte pour un son très classique, mélangeant mélodies suppléées par quelques claviers (« Fires Of The Apocalypse, Light My Path III » et ses relents d’Emperor) et un chant qui racle pas mal. Ce nouvel album varie d’un black’n’roll froid et accrocheur, agrémenté de variations mélodiques à des mid-tempos hypnotiques aux progressions renforcées par des chœurs (« Servants Of Darkness, Guide My Way I »), mais conservant sa place bien dans la pénombre.

Et pour mieux assimiler cette optique black metal, les quatre gaillards placent aussi quelques interludes entre chaque chapitre tel « Behold, The Birth Of Ascension » (façon boite à musique un brin cliché suivi par du piano) à l’acoustique comme sur « Mystical Creation Of Enlightenment », permettant d’avoir un peu de répit avant de replonger dans ces eaux glacées.

En résulte un album très dense trouvant son équilibre entre mélodies accrocheuses et dissonances agressives, passant du caverneux bas du front à des éléments folk chaleureux (n’apparaissant jamais en décalage). Un black metal sous le signe de l’éclectisme (vraisemblablement dû au panel d’influences de ses membres) donc sur ce troisième album, un brin longuet mais très séduisant.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

black metal

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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