Pulse Ultra – Headspace
Chronique Neo Metal

Pulse Ultra – Headspace

jonben
jonben
Auteur
1 avril 2004
il y a 22 ans
2,287 vues
Année de sortie
2002
Note
L'album de ces québecois est une réussite de néo métal progressif et rythmé qui, se distinguant des clones de l'époque par sa technique instrumentale et ses touches jazzy, maintient un groove constant malgré une uniformité mélancolique.
Pulse Ultra – Headspace

Les Québécois, autrefois appelés eux-mêmes Headspace, ont choisi de baptiser leur premier album de leur ancien nom. On peut sans hésiter qualifier leur son de néo métal, entendu dans son sens de nouveau métal, car, à l’instar de nombreux groupes récents, ils intègrent des éléments de rock progressif et des touches jazzy à leur musique. Le résultat se rapproche de formations comme Element of Surprise, Onesidezero, ou de certains titres d’Earthtone9.

Dès le rythme halluciné d’« Acceptance », on comprend qu’on n’a pas affaire à une énième copie de Papa Roach ou Staind, mais bien à un album pur et maîtrisé. Leur science du riff est énorme, se situant entre Tool et The Apex Theory, mais de manière plus rythmée, pleine de contretemps et de subtilité. Grâce à l’association d’un excellent guitariste et d’une rythmique solide, ils enchaînent avec aplomb des passages d’inspiration heavy ou calme, sans jamais tomber dans la facilité.

Côté vocal, la voix est très mélodique, s’approchant rarement du cri, et elle supporte des refrains ravageurs comme ceux de « Finding my place » ou « Despot », ainsi que la ballade puissante « Void ».

Le morceau « Big Brother » est l’un des plus marquants, avec son intro électro qui débouche sur une batterie speedée, quelque part entre The Apex Theory et Lostprophets. On y retrouve même la participation de Stephen Richards, chanteur de Taproot.

On pourrait toutefois regretter une certaine uniformité de l’ensemble, les morceaux conservant un style et une ambiance similaires, partagés entre la puissance instrumentale et une relative tristesse dans le chant.

Pour l’anecdote, le groupe a fait la première partie de Taproot à Paris le 29 janvier 2003. Leur relation est visiblement solide : le guitariste de Taproot, après avoir écouté une démo qui lui avait été donnée en coulisses, les a introduits auprès de leur maison de disques, qui les a signés. Depuis, ils les accompagnent en tournée.

  1. acceptance (phase 1)
  2. finding my place (phase2)
  3. put it off
  4. big brother
  5. never the culprit
  6. slip in sin
  7. prelude
  8. void
  9. build your cages
  10. tired
  11. interlude
  12. look closer
  13. glass door
  14. despot

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

neo metal

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jonben

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Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

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