Chimaira + Dark Tranquility + Hatesphere – 06 décembre 2005 – Trabendo – Paris

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Votre humble serviteur est un boulet… Je me suis planté de salle de concert. Je sors tranquillement du métro et je trouve les portes de L’Elysée Montmatre fermées…GRRRhh!!! Un coup de fil plus tard me voilà en direction du Trabendo. C’est ainsi que j’ai râté la prestation de Hatesphere. Lorsque j’arrive Dark Tranquility vient tout juste d’arriver sur la scène de la petite salle qui jouxte le zénith.

Dark Tranquility met le feu. On sent qu’une partie du public est là pour les suédois. Il lève les bras, tappe des mains, bouge de façon furibarde, transpire… Il faut dire que les scandinaves assurent leur show de façon bien pro et savent faire suer la fosse, on sent le groupe expérimenté. A peu près tout le monde dans la salle bouge la tête un minimum, même moi (!!!) qui n’apprécie vraiment pas le death mélodique (suédois et autres). Le groupe enchaine des titres de ses différents albums, des chansons très connues du public, d’autres moins… Le son est bien gros, on entend discernement tous les intruments, les solos sont brillament exécutés. On alterne entre loudeurs, fracassages, atmosphères plus dark… Un set varié, riche, bien rôdé. Le public est réellement conquis, le quintet, lui, est aux anges et c’est avec un large sourire ému que le chanteur n’en finit plus de remercier Paris pour cet accueil chaleureux. Malheureusement pour moi, heureusement pour les autres, le groupe a joué une heure… Alors même si j’ai pu faire hocher ma tête sur quelques titres, je commence vraiment à m’ennuyer. Malgré une superbe prestation mon sentiment n’a pas changé en ce qui concerne le death mélodique. Une prochaine fois peut-être.

Changement de plateau, allumage des lumières. J’en profite pour regarder les t-shirts de la soirée et la population qui s’est déplacée. Slayer, Machine Head et Pantera sont les grands gagnants de la soirée, on dénombrera un nombre incalculable de t-shirts/sweat/casquettes à l’effigie de ces groupes. On trouve également des t-shirts Slipknot en quantité non-négligeable. Je note un t-shirt In Flames mais la mention spéciale revient au t-shirt Dagoba. La population est largement masculine et oscille entre 16 et 40 ans.
Effectivement on trouve des types qui ont sur leurs épaules des t-shirts Pantera ou Slayer qu’on pourrait dater du début des années 90… voire même plus.

Chimaira ne se fait pas trop attendre, et c’est dans l’osbcurité presque la plus totale que le groupe fait son entrée avec le titre ouverture de son album éponyme: « Nothing Remains ». Premières chosent qui choquent et resteront constantes pendant tout le set: un son ENORMISSIME, véritable baffe sonore appuyé par un jeu de lumière ultra travaillé qui a un rendu bien plus qu’efficace. L’oscurité et les stromboscopes accompagnent les roulements virtuoses du batteur pour nous en mettre plein la face. Et on en redemande.
La fosse n’en peut plus et c’est la furie dans les rangs. Le groupe enchaîne les titres en faisant honneur à son dernier album. Mark Hunter, en bon frontman, haranqgue la foule et communique avec elle avec simplicité et sincérité. Son « Ca va enculés?? » a réjouit beaucoup de monde et fait plaisir à entendre. Le groupe est visiblement content de jouer ici ce soir. Le trabendo est lui content d’apprécier le spectacle. Chaque titre qui passe est une plage de violence supplémentaire qui se tourne, et qu’est-ce que c’est bon! Le groupe a une exécution très physique de sa musique, les gars n’y vont pas à moitié. J’étais même fatigué pour eux, à me demander comment ils font pour tenir aussi longtemps. Point important: le spot blanc braqué spécialement sur le guitariste lead pendant l’éxécution de ses solos, abusé et kistchos. Sinon lorsque les titres de leur album The Impossibility of Reason résonnent dans la salle, certains s’agitent de plus belle sans savoir pourquoi, mais il en est de même pour pas mal de personnes.

J’étais au fond de la salle, en face de la scène, d’un point plus haut que la fosse, ce qui me donnait une vue d’ensemble très agréable. Devant moi il y avait cet espace, entre deux barrirères, où il n’y avait que quelques personnes mais où se trouvait un type complètement en transe qui semblait s’être oublié. Habité par la musique, il se tenait là tel un danseur en commnunion/communication avec un au-delà: les jambes à moitié pliées, le dos voûté, les bras presque le long du corps, la tête en exercice de headbang extrême, le corps gesticulant de façon frénétique en rythme avec le son, il dégageait une aura telle que personne n’aurait voulu le déranger même s’il y avait eut la fin du monde. Dans l’ombre du public ébahit par ce qu’il se passait sur scène et à l’abris des regards, le corps du danseur métalleux bougeait, son esprit s’était élevé: il était là plus que tout autre et en même temps était ailleurs, plus loin que toutes les destinations que peuvent vous offrir n’importe quel tour opérator. Magnifique et troublant.

Chimaira a fait tout ce que j’attendais de lui et en a même fait un peu plus. Un excellent set d’un métal surpuissant. Véritable machine de guerre en live, le groupe ne trahit pas la qualité de ses disques et fait de ses concerts d’authentiques moment de trip. A voir.

Photos de Khayman

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