Amon Amarth + Impious + Disillusion – 12 octobre 2004 – Locomotive – Paris

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J’attendais cette soirée avec impatience, étant fan (comme un peu tout le monde participant à Eklektik) de l’album de Disillusion et aimant bien Amon Amarth, en particulier l’album « Versus The World » et j’ai été déçu…

J’ai trouvé le son vraiment préjudiciable pour les 3 groupes, limite catastrophique pour Disillusion. Aucun instrument n’était vraiment discernable, la double un brouhaha d’infra-basse, et un son général très sourd d’où perçait difficilement quelques voix aigues et riffs.
Dommage car Disillusion est pour moi un des groupes de death/prog les plus intéressants du moment, mélangeant des rythmiques ultra-chargées surmontées de riffs alambiqués avec des passages plus posés limite rock progressif qui s’est fini en avec le long titre progressif « the sleep of restless hours », le plus réussi du concert.

Outre le son déplorable qui ne permettait pas d’apprécier pleinement leur musique et qui rendait certaines parties presque méconnaissables, ce concert nous a montré un Disillusion peut-être encore un peu imature sur scène par rapport à l’album. Ca se sent que c’est leur 1ère tournée, ils semblaient parfois un peu tendus et hésitants. Par rapport à la complexité de leur musique, ils n’étaient pas totalement dedans mais ont tout de même démontré un gros potentiel qui je pense se révèlera avec le temps. Le batteur est énorme, les 2 guitaristes ainsi que le bassiste fraichement ajouté au groupe très bons musiciens, Vurtox, qui chante en plus de la guitare, a démontré une voix versatile comme sur l’album, profonde en growls deaths comme mélodique. Disillusion ont en plus des compos remarquables, il ne manque plus grand chose pour en faire un groupe génial sur scène… le son peut-être!

J’ai pensé après leur set que leur statut de 1ère partie leur avait valu ce son dégueulasse, mais ni Impious ni Amon Amarth n’ont réellement relevé le niveau. Seuls ces derniers ont eu un son de batterie correct, ce qui a valu des roulements de doubles bien clairs, mais la rythmique surmontait tellement le son général que les guitares étaient trop en retrait.
Bref ça m’a saoulé.

Bon au moins vous avez les photos vous n’avez plus qu’à imaginer tous ces barbares vikings avec un BON SON.

Bon sans être aussi catégorique que Jonben, il est clair que le son ce soir était absolument minable. Avoir vu Cult Of Luna jouir d’un son absolument magnifique quelques jours plus tôt dans la même salle me laisse plutôt perplexe sur les raisons d’un tel fiasco sonore.

Malgré tout j’adresse mes félicitations à Disillusion qui n’a pas démérité, et pour moi ils se sont très bien débrouillés, faisant preuve d’une énergie et d’un plaisir de jouer vraiment apparents.
Malgré ce son catastrophique, j’ai en effet vraiment apprécié la prestation des teutons et particulièrement leur interprétation de « Alone I Stand In Fire » ou « The Sleep Of Restless Hours »… Après une petite demi-heure de jeu, la messe était dite pour Disillusion dont je mentionnerais juste en conclusion la tenue vestimentaire du chanteur que j’ai trouvé particulièrement sympa : un look à la baba, avec un pantalon style lin, large, et surtout… des tongs! Un métalleux en tongs! Excellent!

D’autant plus excellent quand on se rend compte du contraste avec Impious, 2nd groupe à investir la scène… Habillés comme des goths ou des beuhmeuh qui auraient copulé avec des néo-metalleux, leur tenue vestimentaire noire, avec chaînes de 2 mètres de long, piercings, t-shirts en toile transparents et new rocks aura provoqué quelques colibets dans l’assistance. Musicalement, la chose ne m’a pas convaincu, mais à la décharge d’Impious il était bien difficile ce soir, d’être convaincu par un groupe dont on ne connaissait pas par avance les compos (ce qui explique que ceux qui ne les connaissaient pas n’aient pour la plupart pas apprécié Disillusion), tant il relevait de la mission impossible de discerner les subtilités musicales dans ce brouhaha.
Leur thrash teinté de death m’a paru très monocorde et la prestation m’a semblé bien longue… Heureusement que le groupe s’y connaît pour gratifier le public de bonnes poses de … »poseur » avec les gratteux qui se prenaient pour des guitar-heroes… J’aurais au moins bien rigolé quelques minutes…

Après ces apéritifs, les vikings investissaient la salle. Toujours desservis par un son pourri (effectivement un peu moins pour la batterie), les suédois ont néanmoins assuré un très bon set de mon point de vue, grâce à une présence scénique et une motivation évidentes. Et puis voir le gros bide à bière de Johann « le métal est un truc agressif pas un truc avec des petites fleurs de merde » Hegg, chanteur de 2m de Amon Amarth, ça vaut le déplacement.
En revanche, j’ai beau être un grand fan de l’album « Versus The World », j’ai pu objectivement me rendre compte que non seulement le dernier album en date « Fate of Norns » est moins bon, mais qu’en plus, ses compos passent vraiment moins bien en live, et a fortiori avec un son aussi brouillon. Malheureusement la bande à Johann a quand même axé la majorité du set sur ce dernier album, en n’omettant pas de gratifier le public de titres plus anciens heureusement, comme les « Masters Of War » ou les excellents « Death In Fire » ou « For The Stabwounds In Our Backs ». Malheureusement, le mauvais son empêchait d’apprécier ce qui fait selon moi le point fort du groupe, à savoir cette touche mélodique qui vient des solos et des interventions de la lead guitar renforcée par la rythmique. Dans le chaos sonore de ce soir, on ne pouvait entendre que la rythmique et c’est ainsi que l’on prend pleinement conscience du côté linéaire de la musique des vikings, avec notamment des parties de batteries qui auront semblé similaires tout au long du set (alors qu’on sait qu’il n’en est rien en réalité).
Le vacarme a même réussi à pourrir LE solo de guitare qui me colle pourtant la chair de poule sur disque, à savoir celui de « When Silent Gods Stand Guard »…

Malgré tout, l’ambiance sympa, et le fait d’avoir pu voir mes vikings préférés sur scène font que je suis content du déplacement, mais la grande constante de la soirée était incontestablement le son pourri ! Dommage!

jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

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