Eden Maine – The Treachery Pact

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Style: hardcore [brand]newschoolAnnee de sortie: 2002Label: Ignition/Engineer

Eden Maine est un groupe que j’ai découvert lors du Fury Fest 2003. Cette chronique peut sembler tardive étant donné que ce premier effort studio date de 2002 mais je me permets de la faire car le groupe fait l’actualité avec leur tant attendu véritable premier album To You The First Star sorti ce mois-ci, qui fera bien évidemment l’objet d’une chronique sur Eklektik.

Eden Maine m’avait fort impressionné lors de leur prestation et m’ont laissé le souvenir d’un groupe auquel je devrais faire attention. Quelques temps plus tard je me suis procuré cet album qui je dois le dire m’avais déçu. Soit je n’avais pas été attentif lors de leur prestation, soit la fatigue du moment m’avais fait voir des étoiles là où il n’y en avait pas…

Avec du recul ce disque m’est apparu comme bon, voire même très bon. Les 25 minutes de ce disque tissent un brulôt de hardcore new school. Habité, chaotique, hurlé et parfois même chanté le groupe transmet une tension indéfinissable. Les déflagrations soniques du groupe tendent à nous amener vers des aires paisibles, mais il s’avère que le chemin qui y amène est semé d’embûches, de doutes, de peurs et, semble-t-il, de démons.

Les relents assez « emo » du groupe sont mis en avant. La première piste parle pour moi. Intense, mélodique, instrumental. La suite s’avère moins « tendre ». Sur « Cold Light » et « Ephemera », la batterie tonitruante amène un mur de guitares appuyé par des vocaux tour à tout criés et plaintifs.

Les deux derniers titres de l’ep sont les plus longs environ 6’30 chacun. Sur « The Black » l’ambiance se veut plus lourde et lorgne vers un post-hardcore. Le tempo ralentit, la basse pèse, la voix parle d’un ton grave pour exploser dans des montées de guitares et se terminer dans une violence abrasive. « Scene One » signe le retour dans les tumultes d’un noir tourbillon, entre passages typés screamo, noisy et la voix toujours plaintive du chanteur Adam Symonds qu’il chante ou éructe.

Sur cinq titres Eden Maine a posé l’ambiance, son ambiance. Les influences palpables sont bien digérées de sorte que le groupe affichait déjà une grande maturité dans son oeuvre. Des musiciens doués, des compositions riches, des ambiances variées. Le seul bémol se situe peut-être au niveau des passages chantés sur lesquels on peut trouver à redire, mais ils ne sont jamais très longs.

On est pris d’un bout à l’autre sans se lasser. Le groupe mène son Ep d’une main de maître posant une à une les pierres de son édifice pour ériger « The Treachery Pact », ou le disque qui annonça l’arrivée d’Eden Maine dans la cour des grands du hardcore à venir.

ps: je n’en reviens pas sur la production sans failles signée Kurt Ballou (guitariste de Converge).
ps2: L’artwork est quand même super beau!! Ils ont tout pour eux ces anglais…

  1. a road that leads to fate
  2. cold light
  3. ephemera
  4. the black
  5. scene one
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Commentaire

  1. fewz says:

    ouhlà, je me suis pas relu, désolé pour les deux « étant donné » dans le premier paragraphe! ;)

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