Deez Nuts – Stay True

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Style: moshin' hardcoreAnnee de sortie: 2008Label: Stomp

Pour ceux qui pensent encore que l’Australie se limite à AC/DC, Midnight Oil et Silverchair, il serait temps de vous mettre au goût du jour. En effet il existe dans ce pays lointain une scène hardcore plutôt jeune mais dont le potentiel existe bel et bien (Parkway Drive, 50 Lions…). L’un de ses plus fiers représentants est aujourd’hui le groupe Deez Nuts formé par JJ Peters, ancien batteur de I Killed The Prom Queen. Après un EP sorti en 2007 qui posait alors les bases de ce qu’allait être la musique des australiens, le groupe revient aujourd’hui avec un premier album intitulé « Stay True« .

On est ici très loin du metal moderne pour adolescents à mèches que proposait I Killed The Prom Queen. L’univers de Deez Nuts est celui de la rue, du hardcore, du hip-hop, du bling bling, des sapes XXL et de la frime. Alors oui ça brille, ça pique un peu les yeux mais il n’empêche que « Stay True » est loin d’être un pétard mouillé. « Rep Your Hood » donnait déjà le ton mais avec ce premier album, le groupe confirme tout le bien qu’on pouvait penser de lui. Déjà la production est bien meilleure, rendant indiscutablement services aux morceaux en leurs donnant la puissance nécessaire pour rivaliser avec ce qui se fait aux États-Unis en la matière. Pour le reste, le hardcore de Deez Nuts va à l’essentiel en s’assurant d’étaler tous les clichés propres à ce style.

Vous n’y échapperez pas, Deez Nuts use de ficelles vieilles comme le monde: mosh part à gogo, sing along des familles, feeling hip-hop et bien sur revendications aussi claires que le titre de l’album. Bref, pas besoin d’avoir fait Math Sup’ pour comprendre tout ça. Alors je vous vois venir en me disant: « bah écoute c’est bien joli mais on en a déjà à la pelle des groupes de cette trempe ». Sur le fond vous n’auriez pas tord. Seulement pourquoi bouder son plaisir quand on peut se mettre dans les oreilles un album de cet acabit. Pour tout vous dire, j’écris cette chronique la capuche vissée sur la tête en faisant semblant de mosher sur ma chaise et en mimant un chanteur de hip-hop avec les mains (c’est peut-être pour ça que ça fait 3 heures que je suis sur cette chronique).

A noter que JJ Peters s’en sort plutôt bien dans sa reconversion. Autrefois batteur, le voilà désormais chanteur. Probablement frustré d’avoir mis trop longtemps de côté ses influences hip-hop au sein de I Killed The Prom Queen, le sauvageons se fait aujourd’hui bien plaisir. Son chant hardcore adopte un phrasé très hip-hop quelque part peut-être entre Downset et Terror… D’ailleurs Deez Nuts se fend même d’un titre complètement rap (« Move Back« ) pas forcément très réussi ainsi que d’une reprise réussie du fameux « Fight For Your Right » des Beastie Boys.

Bref, pour ma part j’avoue prendre beaucoup de plaisir à l’écoute de cet album. Deez Nuts à corriger le seul seul petit souci qui faisait défaut à son EP « Rep Your Hood » et nous offre aujourd’hui un album de hardcore sur lequel l’auditeur prendra beaucoup de plaisir à mosher et à scander fièrement des « Stay True« !

  1. stay true
  2. damn right
  3. love hate
  4. fuck what you think
  5. i hustle everyday
  6. its like that…
  7. tonight we’re gonna party
  8. like there’s no tomorrow
  9. your mother should have swallowed you
  10. move back
  11. never grow up
  12. fuck the world
  13. fight for your right
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3 Commentaires

  1. Nico says:

    C’est sympa au début mais c’est pas non plus la grosse tuerie quoi, lassant sur la durée. C’est assez cliché, en particulier les paroles. 50 Lions vaut laaaaaaaaargement plus le coup d’œil (même s’il s’agit d’un registre moins « hip hop »).

  2. Amour, Gloire... says:

    Bah c’est pas comme si ce genre de musique s’était renouvelée. Pour ma part, Deez Nuts est bien plus efficace qu’une pelletée d’autres groupes. Enfin les goûts et les couleurs ;)

  3. craipo says:

    Pas fin pour un sou sauf que c’est groovy as fuck et hyper dansant. Bref le kiff.
    Faut juste zapper les lyrics gangsta/pride/hood/family volontairement rabaissé au ras des paquerettes (à moins de rentrer dans le délire, et là c’est fendard) et c’est nickel pour aller agrandir les murs du salon en moshant comme un débile. Dans le mille.

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