End Of Level Boss – Inside the Difference Engine

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Style: stoner sombre et progressifAnnee de sortie: 2007Label: Exile On Mainstream Records

End of Level Boss est un groupe formé par quelques habitués de la scène stoner anglaise (Hangnail), continuant dans cette voie à base de gros son bien fumeux arrosé de lampées de Jack Daniel’s. Inside The Difference Engine fait suite à un 1er album, le bien-nommé Prologue, que j’ai honteusement oublié de chroniquer mais que j’apprécie fortement, ayant découvert le groupe par hasard au court de pérégrinations sur le net.

Pas besoin de chercher bien loin d’où provient l’inspiration du groupe, Kyuss, les premiers Soundgarden, pour les riffs chaloupés, Alice in Chains pour le côté glauque et la voix aux intonations vibrantes, mais aussi la scène sludge pour le son de guitare grinçant. On ne s’étonnera donc pas de les avoir vu figurer au Roadburn festival en 2006. Le groupe se retrouve par ailleurs sur Exile On Mainstream Records (distribution Southern) sur lequel on retrouve également Volt ou Ostinato, et ont tourné avec Todd ou leurs compatriotes Orange Goblin. En bref on peut s’attendre à un groupe ayant un peu plus à proposer qu’un stoner de base aux influences évidentes, ne serait-ce que parce qu’on imagine plus le groupe jouant au fond d’une cave poisseuse qu’en plein désert.

Le groupe se qualifie lui-même de progressif et il y a un peu de ça, en particulier aux niveaux de la construction des morceaux, de l’assemblage de riffs aux rythmiques décousues, aux mélodies mêlées en sonorités dissonantes, donc à interpréter dans le sens progressif au sein de la scène metal. Le groupe ralentit d’ailleurs fréquemment le tempo, se lançant dans des passages qui, tout en maintenant un son en forme de chape de plomb, explore des atmosphères plus psychédéliques, un des guitaristes utilisant à cette occasion un archet électronique (ebow).

Mais ce qui m’attire le plus dans cet album est sûrement le désespoir et la force contenue dans la voix du chanteur, certainement un des meilleurs que j’ai entendu dans le style, rappelant au souvenir le chant grunge façon Layne Staley (Alice in Chains) ou Chris Cornell (Soundgarden) avec des accents bien plus rauques et agressifs et un vibrato plus désespéré.

Avis donc aux amateurs de stoner/metal, les autres trouveront sûrement la musique End of Level Boss répétitive et disons-le, peut-être chiante malgré toute l’énergie dégagée par le groupe, mais ceux qui s’immergeront dans l’univers du groupe auront du mal à s’en défaire.

  1. selfishnegativibemerchant
  2. mr. dinosaur is lost
  3. reticence
  4. corners
  5. words have no meaning
  6. instinktivitus
  7. end of line
  8. connortations
jonben

Chroniqueur

jonben

Krakoukass et moi avons décidé de créer Eklektik en 2004 suite à mon installation à Paris, alors que disparaissait le webzine sur le forum duquel nous échangions régulièrement, ayant tous deux un parcours musical proche entre rock et metal, et un goût pour l'ouverture musicale et la découverte perpétuelle de nouveautés. Mes goûts se sont affinés au fil du temps, je suis surtout intéressé par les groupes et styles musicaux les plus actuels, des années 90s à aujourd'hui, avec une pointe de 70s. J'ai profité pendant des années des concerts parisiens et des festivals européens. J'ai joué des années de la guitare dans le groupe Abzalon. Mes styles de prédilection sont metal/hardcore, death technique, sludge/postcore, rock/metal prog, avec des incursions dans le jazz fusion et le funk surtout, depuis une île paumée de Thaïlande. 

jonben a écrit 500 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. pearly says:

    j'(ai reçu ça hier, une écoute au compteur, et effectivement c’est vraiment bon.
    je trouve d’ailleurs, une fois n’est pas coutume, la large définition du label, entre Voivod et Kyuss, pas si usurpée que ça.
    C’est intéressant, plutôt imaginatif, suffisamment varié, addictif, foutrement bien joué, avec une prod’ pure laissant suffisamment d’importance à la section rythmique. Du bon

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