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My Diligence – The Matter, Form and Power

Allez savoir pourquoi une fois encore il m’a fallu revenir sur cet album après plusieurs semaines pour que la magie opère enfin, après une première écoute qui m’avait laissé de marbre. Certainement un mauvais timing, car cette fois encore quand la magie a opéré, il a fallu se rendre à l’évidence : les bruxellois de My Diligence signent ici une suite peut-être encore plus réussie que leur précédent album qui avait déjà bien secoué le top annuel 2019, l’excellent Sun Rose. Et depuis le déclic l’album a tourné en boucle tout l’été et ça semble bien parti pour continuer!

My Sleeping Karma – Atma

Calé à ses débuts au rythme soutenu d’un album tous les deux ans, My Sleeping Karma a quelque peu baissé le pied suite à sa signature chez l’autrichien Napalm Records. En effet, suite à Moksha (2015), le groupe allemand n’a sorti qu’un live (Mela Ananda – 2017) avant de se faire attendre cinq longues années pour sortir Atma. Le quartet ayant apparemment connu des problèmes personnels durant ce laps de temps, ce nouvel album (célébrant les vingt ans du groupe) sonne donc plus sombre qu’à l’accoutumée et prend même des allures de catharsis pour ses membres.

Puppy – Pure Evil

Rien qu’en lisant l’énoncé de cette chronique, on notera le décalage entre le nom du groupe tout mignon et le titre Pure Evil évoquant un album de black metal sans inspiration. Le groupe londonien aime en effet faire le grand écart, et ce nouvel album pioche tranquillement dans différents styles pour un bain frais et nostalgique.

Sabotør – Skyggekæmper

Sabotør, c’est un trio danois un peu perché, jouant parfois avec des masques de robots (un peu comme une version alternative d’Imperial Triumphant et des musiciens de Ghost) ou encore avec leur chanteur grimé en magicien (tandis que ses comparses apparaissent à moitié à poil, cf. le premier clip ci-dessous), non avare en fuzz et en déconne. Skyggekæmper, leur premier album, se révèle comme une réjouissante découverte pour peu que vous soyez ouverts aux ambiances rétro et théâtrales.
Amusant et bizarre à la fois, les danois nous accueillent sur les notes de « Robot », ouverture inquiétante dans un premier temps [...]

Mudweiser – The Call

Après quatre ans de silence studio, Mudweiser fait son retour. Un retour aux sources même puisque The Call signe le retour de Saïd Merki (guitare) après quelques années d’absence. L’occasion pour la bande à Reuno (pourtant toujours très occupé par les incessantes tournées de Lofofora) de revenir à leurs fondamentaux: du stoner aux accents parfois bluesy, parfois plus heavy, encore un bien bon moment de rock’n roll !

Fátima – Fossil

Retour des français de Fátima, deux ans après le remarquable Turkish Delights. Et avant même de parler de la musique, on ne manquera pas de dire deux mots de la pochette de ce Fossil fraîchement paru. Celle de Turkish Delights était déjà singulière (et réussie) dans un genre à la frontière entre kitsch et psychédélique, et le groupe continue d’affirmer son style sur ses visuels, tout en faisant varier l’univers (qui se rapproche finalement davantage de celui de Moaner, leur premier album). On reconnaît immédiatement leur patte graphique et leur style, et rien que pour ça déjà : bravo [...]

Decasia – An Endless Feast For Hyenas

Originaire de Nantes, Decasia est un jeune groupe (formé en 2013 donc pas si jeune mais il s’agit là de leur premier album donc toujours jeune !) ayant signé pour son premier album sur un label qui correspond parfaitement à la musique qu’il pratique: Heavy Psych Sounds ! Biberonné aux groupes précurseurs du rock psyché des 70’s mais aussi au stoner un peu plus moderne, le trio vogue sur An Endless Feast For Hyenas au gré de ses envies tout en retombant à chaque fois sur ses pattes.

Cloakroom – Dissolution Wave

Cloakroom célèbre ses dix ans avec ce Dissolution Wave et vient par la même occasion briser cinq ans de silence après le très bon Time Well. Toujours chez Relapse, le trio originaire de l’Indiana revient à nouveau avec son shoegaze si personnel agrémenté de space rock au fuzz maousse, présentant pour l’occasion un concept particulier abordant la question de l’humanité, de l’art, de l’abstrait, tout ça avec une narratologie du côté de la cosmologie.

Fenris Fuzz – Freaky Stories Of Daily Life

Avant toute chose, non le leader de Darkthrone ne s’est pas mis au stoner ! Fenris Fuzz est un groupe français monté par des membres de Fire At Will, sympathique groupe de hardcore mélodique dont je vous avais parlé il y a de ça deux ans (l’album Today Is Mine). Et s’il est toujours question de hardcore dans ce nouveau projet, le son est ici bien différent, pas vraiment dans l’urgence énergique mais plus lourd et ambiancé.

Atolah – Post, Cross And Yoke

Seconde vie pour Atolah, groupe né en Australie en 2007, auteur de deux EP en 2009 (Relics) et 2012 (Post, Cross And Yoke, déjà !) mais s’étant mis en pause à peine un an plus tard. Le groupe s’est relancé en 2021 sous l’impulsion d’un français expatrié (nommé Pierre-François, bassiste de son état et seul membre fondateur restant) rejoint par un nouveau batteur et un guitariste. Et rien de tel pour se remettre en route qu’un réenregistrement de leur deux EP sur un seul support.
En attendant d’entendre du son du jeune trio ainsi modifié, ce double-EP permet de [...]