Vile Imbeciles – Queenie Was a Blonde

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Style: post-punk-noisy-gothAnnee de sortie: 2008Label: Tea Vee Eye

En 2005 le guitariste Andy Huxley quitte les Eighties Matchbox B-Line Disaster et forme les Vile Imbeciles, avec Bertie Lean à la batterie et James Hair à la basse. Le trio entend ainsi assouvir ses penchants pour une musique aux guitares épileptiques et affranchie de tout repaire. Sorte de post-punk-noise aux rythmiques claudicantes tels le bossu qui creuse les tombes la nuit dans les cimetières, le premier monstre en ayant résulté, Ma, était facilement qualifiable d’uneasy listening.
Suite aux concerts qui ont suivi, Andy décide de se consacrer entièrement au chant. Le groupe recrute donc un nouveau guitariste, Caz Raspigliosi, et revient avec ce Queenie Was A Blonde beaucoup plus aboutie. Les mélodies restent tordues comme un arbre mort mais sont plus présentes, les morceaux sont plus structurés et les refrains semblent vouloir rester collés aux cranes comme la fameuse araignée au plafond. Évidemment la musique présentée reste franchement alambiquée. A l’écoute de ces rythmes cassés, de ces guitares difformes et de ces ambiances glauquasses, quelques noms du rock le plus tordu viennent à l’esprit : The Birthday Party et Captain Beefheart en tête. Derrière les toiles d’araignées et les ossements on devrait même trouver quelques réminiscences death-rock, façon early Christian Death.

On notera que ce deuxième album est également un peu plus varié. « Bad Ideas », le morceau d’ouverture, sonne comme un rap batcave, aux accents funk zombifié. Et lorsque le groupe se fait plus feutré et tamise sa musique, il va jusqu’à évoquer un Tom Waits gothico-jazzy. Comme sur « The Empty Vessel », qui n’aurait pas dépareillé sur la B.O de l’Etrange Noël de Mr Jack. Sur le reste de l’album, les Vile Imbeciles s’emploient à maltraiter le punk jusqu’à la rupture d’anévrisme. Le piétiner, et rassembler les miettes restantes pour former ces compositions grotesques. Quand on sait que le but avoué de ce deuxième effort était de sonner plus accessible, sans pour autant donner dans la musique commerciale, on ne peut que féliciter le résultat parfaitement maîtrisé.

  1. bad ideas
  2. blind truth
  3. shoe god
  4. jennifer
  5. puncture me in touch (buster)
  6. isn’t any fun too much
  7. the empty vessel
  8. tramp
  9. that nail thing
  10. hammock of pain
  11. belief in no
  12. spit on my happiness
  13. drown in style
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4 Commentaires

  1. Sébi says:

    Des accents funk zombifiés ? Geeeee !…

  2. Maxime says:

    Très intéressant ce p’tit album je vais écouter ça de plus près.

  3. jonben jonben says:

    Au fait, par la même occasion, bienvenue à Adrien, nouveau chroniqueur sur Eklektik!

  4. saratoga says:

    belle plume bravo!

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