Fire On The Plains – Burning All Bridges Ep

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Style: hardcore chaotiqueAnnee de sortie: 2008Label: Roam The River Records

Voilà un disque qui me laisse une impression étrange…et pas seulement à cause de cet artwork épileptogène qui n’a rien à envier aux graphismes amiga d’un combo harsh-noise-pornogrind.

Pourquoi ce sentiment mitigé alors ? Difficile à dire… J’ai beau faire un tableau avec les + et les – , je n’ai que peu d’éléments à mettre dans la colonne des défauts.

Reprenons donc depuis le début :

Fire on the plains, tout jeune combo californien qui signe ici son tout premier EP, a tout pour plaire. Habiles et énergiques, leurs compos rappellent Botch, Will Haven, Converge et toute une floppée de bons groupes metal/noisycore souvent chaotiques, parfois sludge et anecdotiquement thrash . Rien de très original en soi, c’est sûr, mais l’exercice combinatoire est tellement maîtrisé et les composantes variées que le résultat carresse immédiatement l’oreille.

Alors pourquoi si peu d’enthousiasme ?

Pas évident… La voix peut être ? Le ton un peu monocorde est pourtant fréquent dans le style et renforce la dimension hardcore du groupe. Le son est propre sans être surproduit, ce qui convient parfaitement à ce type de musique. Les musiciens sont tous talentueux et les arrangements fluides.

Non, vraiment, pas évident de leur trouver des points faibles.

Et c’est d’ailleurs peut être ça le problème… Vous savez, cet effet pervers qui donne à certains albums de qualité la froideur du professionnalisme, l’impersonnalité d’un triangle équilateral. Probablement l’univers de ce groupe nous avait il préparé à un peu plus de folie et un peu moins de calculs ?

Car il s’agit ici du cas typique de l’opus qui vous met une bonne grosse tarte dès la première écoute, dont avez la certitude qu’il s’agir d’un excellent cru, mais pour lequel vous n’éprouvez finalement qu’un intérêt limité.

Ne vous méprenez pas, il s’agit là d’une sortie de très bonne qualité et sur laquelle beaucoup auront le coup de foudre.

C’est probablement très injuste mais Burning All Brides, qui semble au premier abord incontournable (et qui aurait probablement eu une meilleure chronique si elle avait été rédigée il y a quelques semaines), reste finalement assez peu en mémoire.

Et l’on se surprend, au bout du compte, à l’avoir si peu écouté après l’avoir tant aimé.

  1. mia wallace foot massage
  2. eskimo eddie eyes
  3. lisa turtle bukakee
  4. navajo joe’s last stand
  5. burt reynolds

Chroniqueur

drommk

Chroniqueur instable depuis 2009, je me passionne pour les fouilles du web, en quête de groupes originaux ou/et méconnus. J'ai un faible pour les mélanges de genres. La formule parfaite est pour moi un équilibre entre originalité, technicité et émotion.

drommk a écrit 31 articles sur Eklektik.

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Commentaire

  1. salaï says:

    C marant cet effet; pour moi c’est le même sentiment pour Diablo swing orchestra, une baffe de fou au deux premières écoutes, puis on le range et on l’écoute plus.. Bizarre

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