Lapko – A New Bohemia

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Style: Rock BurnéAnnee de sortie: 2010Label: Fullsteam RecordsProducteur: D. James Goodwin

Voilà. C’est pour des découvertes comme ça qu’on se casse le cul à arpenter les blogs, webzines et autres sites de download à longueur de journée. On n’en fait pas souvent des découvertes comme celle-là, c’est-à-dire des trucs qui foutent à genoux, des petites pépites dont on sait qu’on aura encore envie de les écouter dans 6 mois. Et vu l’ère du zapping dans laquelle on est maintenant bien installé, 6 mois c’est foutrement long.

Lapko donc… Loin d’être nés de la dernière pluie, ces finlandais ont sorti cette année leur 5ème album. Incroyable qu’un groupe aussi talentueux reste comme ça complètement inconnu dans nos contrées. Même le web est assez peu fourni en chroniques d’albums de ce trio. Il y a pourtant beaucoup à dire sur le trio qui a énormément progressé depuis ses premiers albums, les maladroits The Arms et Scandal qui montraient un petit groupe tenter de marcher dans les traces d’un Placebo. L’influence est restée, mais paradoxalement, là où beaucoup de groupes s’adoucissent avec le temps, Lapko a mis de l’explosif dans son benco, pour proposer depuis A New Bohemia, sorti en 2010, un rock survitaminé porté par la voix magique et les riffs explosifs de Ville Malja, guitariste chanteur du trio. Car la voix de Ville est un élément clé dans la musique de Lapko : subtile croisement entre le timbre de Brian Molko (Placebo donc), celui de Darroh Sudderth de Fair to Midland, et enfin celui de Ian Kenny, chanteur de Karnivool et Birds of Tokyo. On a vu pire comme références. Même musicalement on peut dire que Lapko aujourd’hui c’est un peu un mélange de tout ça (sans le côté prog de Karnivool), dans une formule carrée et directe, très rock et bien burnée. Pour tout dire, selon moi Lapko a tout ce qu’il faut pour cartonner sur une radio rock, mais comme d’habitude on sait bien que ça n’arrivera jamais.

A New Bohemia, sorti en 2010, c’est déjà une pochette que je trouve personnellement géniale. Il faut quelques secondes pour interpréter ce qu’on voit et je trouve son esthétique assez remarquable.
Soyons clairs, il est difficile de trouver à redire sur cet album tant tout y est parfait du début à la première note. Pour se mettre le pied à l’étrier (c’est le cas de le dire) avec ce groupe, rien de tel que de s’envoyer le phénoménal single « Horse & Crow ». Comme je suis sympa et que vous êtes feignant, il vous suffit de scroller un peu vers le bas et de cliquer sur la vidéo que vous y trouverez. Tout est comme ça sur cet album, parfait mélange de mélodies à pleurer, et de riffs burnés, le tout avec une production non moins parfaite. Après un enchaînement de titres au tempo plutôt enlevé (y compris le morceau titre qui commence de façon trompeuse avant de sortir les gros riffs et le refrain qui tue, comme « Please Need Me » d’ailleurs) parmi lesquels il est difficile de retenir certains titres plutôt que d’autres (non vraiment tout est génial, bon allez je cite quand même « Kiss N’ Cry » parce que je ne l’avais pas encore fait et que le matraquage de fûts sur le refrain me file la gniak), le groupe conclut cet album avec un titre moins rapide au développement intéressant sur plus de 6 minutes (« Share Today »). Rayon influences on rajoutera ponctuellement le old (très old hein, des premiers albums) U2, avec notamment ces voix en arrière plan, comme sur « I Shot the Sheriff » (qui au passage n’est pas du tout une reprise du tube de Bob) ou cette rythmique mélancolique sur le superbe « Summer Nights ».

Voilà voilà quoi. Bien sûr il faut aimer le genre pratiqué par les finlandais pour y être sensible, mais si vous aimez croyez-moi, cet album est un petit chef d’œuvre du genre, les 43 minutes qu’il dure passent en un éclair. Et si vous pensez ne pas aimer, vous avez bien 4 minutes pour cliquer juste en-dessous et vérifier si c’est toujours le cas… Pour ma part je dois me forcer à ne pas l’écouter en boucle à longueur de journée, car je tremble à l’idée de me lasser un jour de ce bijou. Que ce jour arrive le plus tard possible!

Tracklist:
1. I Don’t Even Kill
2. King & Queen
3. I Shot the Sheriff
4. A New Bohemia
5. Summer Nights
6. Horse and Crow
7. Please Need Me
8. Grab the Stick
9. Kiss ‘n’ Cry
10. Share Today

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

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3 Commentaires

  1. darkantisthene says:

    le titre en écoute sonne trop djeunz à mon goût… dans le même « style » (gros son et mélodies percutantes), je préfère Farmerboys !

  2. shaq says:

    Je retrouve l’urgence du premier Placebo (de loin mon préféré) en effet, et également un sens de la mélodie assez proche de Coheed & Cambria… mais trêve de comparaison merci krakou pour cette découverte, certes ces finnois n’inventent pas la pelle à neige mais offrent des « tubes » bien agacés et superbement travaillés, malgré quelques titres un peu « faciles » (un peu trop radio-firendly), cet album de Rock est tout à fait recommandable !

  3. Soldout says:

    Excellente découverte. Moins niais que Placebo et plus couillu que Birds of Tokyo avec des refrains qui ne quittent pas la tête. Gros coup de coeur de mon côté aussi.

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