Biffy Clyro – A Celebration of Endings
Chronique Pop-Rock

Biffy Clyro – A Celebration of Endings

krakoukass
krakoukass
Auteur
3 septembre 2020
il y a 6 ans
3,076 vues
Année de sortie
2020
Label
Note

Pour une raison que j’ignore, le dernier album en date des écossais de Biffy Clyro, l’excellente bande originale du film Balance, Not Symmetry, reste considéré par le groupe comme une parenthèse et pas comme un véritable album… Étonnant auto-sabotage du groupe lui-même alors que cet album (j’insiste) est pourtant infiniment plus réussi que la merdasse […]

Biffy Clyro – A Celebration of Endings

Pour une raison que j’ignore, le dernier album en date des écossais de Biffy Clyro, l’excellente bande originale du film Balance, Not Symmetry, reste considéré par le groupe comme une parenthèse et pas comme un véritable album… Étonnant auto-sabotage du groupe lui-même alors que cet album (j’insiste) est pourtant infiniment plus réussi que la merdasse Ellipsis. Ainsi, ce A Celebration of Endings serait donc à considérer comme le véritable successeur d’Ellipsis. Et bien pas de bol, il est à nouveau moins réussi que Balance, Not Symmetry… mais heureusement assez nettement meilleur qu’Ellipsis. Ouf.

Le constat est simple : certains titres sonnent comme le Biffy qu’on aime et réjouissent immédiatement le fan que je fus. D’entrée de jeu ça commence bien avec « North of No South », les gros riffs semblent de sortie (même s’ils ne représentent en réalité qu’une seule approche du titre, la dominante étant toujours pop) et la mélodie fonctionne parfaitement. D’autres titres dans cette même veine sont revigorants, à l’image du single « Tiny Indoor Fireworks » dont le côté très joyeux ne m’avait pas convaincu à la première écoute qui mais se révèle finalement assez vite infectieux en diable, ou plus loin sur l’excellent « End Of », sûrement le meilleur morceau de l’album. »Weird Leisure » est sympathique, jouant la carte de la fausse ballade avant d’accélérer puis re-ralentir.

Mais voilà, à nouveau les trois garçons se sentent apparemment obligés de trouver une nouvelle fois quelque chose à faire pour tapiner et aller chercher le grand public ou peut-être pour essayer de se convaincre qu’ils ne sont pas un simple groupe de rock. Donc, après avoir expérimenté le vocoder sur Ellipsis (on ne comprend toujours pas pourquoi cette idée débile, même si « Wolves of Winter » restait néanmoins un des morceaux les plus inspirés d’Ellipsis), voilà donc qu’ils tombent sur certains titres dans un excès de dégoulinisme, et une désastreuse tentative de « sophistiquer » (si l’on peut parler de sophistication) inutilement leur musique avec une dimension « orchestrale/symphonique » dont on se serait bien passé. Ça passe encore sur « the Champ » même si le démarrage fait craindre le pire, mais ça coince sérieusement sur des titres mielleux et insupportables comme « Space » ou « Opaque ». Je n’ai jamais été contre les ballades dans la musique de Biffy, il y en a en effet déjà depuis de nombreux albums et d’excellentes même parfois, mais on atteint ici un tel niveau de niaiserie, avec les violons en fond et tout le tralala… C’est vraiment « too much » et la nausée est proche.

Expérimenter c’est bien, et le groupe a tendance à le faire d’ailleurs davantage sur des faces B que sur les titres de ses albums, car il n’y a guère ici que sur « Cop Syrup » et ce final en forme de crescendo progressif qu’on pourrait saluer une quelconque prise de risque un tant soit peu intéressante. Ça ne fait malheureusement pas lourd.

Tracklist :
01 – North of No South
02 – The Champ
03 – Weird Leisure
04 – Tiny Indoor Fireworks
05 – Worst Type of Best Possible
06 – Space
07 – End Of
08 – Instant History
09 – The Pink Limit
10 – Opaque
11 – Cop Syrup

Artistes / Groupes

Record Label

Genre selon le Chroniqueur

Pop-rock

Catégories

Famille/Genre

Tags Styles

krakoukass

krakoukass

Krakoukass est cofondateur d’Eklektik Rock. Il s’est imposé comme l’une des plumes majeures du webzine depuis ses débuts en 2004, avec des goûts qui couvrent un large spectre allant de la Pop au Death Metal, en passant par le Black, le Neo ou l'Electro, sans oublier des incursions vers le Rock Alternatif, le Doom ou l'Indus. Fidèle aux scènes innovantes comme aux valeurs sûres, il a suivi de près la plupart des pointures du Rock et du Metal mais aussi énormément de groupes plus underground. Son regard critique s’attache autant à la créativité des formations émergentes qu’à l’évolution des grands noms des courants contemporains.

1354 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article