Cowards – Hoarder
Chronique Hardcore/Sludge/Noise

Cowards – Hoarder

beunz
beunz
Auteur
14 août 2013
il y a 13 ans
2,383 vues
Année de sortie
2013
Note

Si dans ma chronique de Shooting Blanks & Pills, j’avais été impressionné par la vitesse de rendement de Cowards (pour rappel, quelques mois seulement s’étaient écoulés entre la création du groupe et la sortie de son premier album), je me vois là obligé d’y faire une nouvelle fois référence: nous avons droit à un nouvel […]

Cowards – Hoarder

Si dans ma chronique de Shooting Blanks & Pills, j’avais été impressionné par la vitesse de rendement de Cowards (pour rappel, quelques mois seulement s’étaient écoulés entre la création du groupe et la sortie de son premier album), je me vois là obligé d’y faire une nouvelle fois référence: nous avons droit à un nouvel EP même pas un an après ! (et c’est encore plus étonnant quand on sait que ce groupe est un side-project).

D’emblée, le côté sombre du groupe est une nouvelle fois personnifié par l’artwork de son album. Exit Fortifem et bonjour Jean-Luc Navette, éminent artiste tatoueur, notamment connu pour ses œuvres à l’encre uniquement noire. La pochette, telle un dessin de Crumb qui aurait fait un séjour dans un squat dégueulasse (et qui pour le coup, aurait décidé d’en finir), annonce directement la glauquitude émanant de l’album avant même de l’avoir écouté.

Et il n’y a pas de tromperie sur la marchandise, Hoarder est aussi malsain que son prédécesseur. Ce nouvel EP possède des titres particulièrement rampants déployant cette même rugosité, cette écrasante lourdeur doom/sludge dominée par une basse monstrueuse étalant ses riffs poisseux (la conclusive reprise de 16 Horsepower vaut le détour dans cette optique). Loin de se contenter d’assommer l’auditeur, Cowards sait aussi les secouer en faisant partir certains morceaux (les plus courts en fait: Smell of an Addict et Fork Out) dans un tempo plus rapide et une atmosphère chaotique comprenant quelques bons relents de black metal. Une envie d’urgence et de variations des plaisirs qu’on avait déjà perçue sur le premier album.

Fidèles à eux-mêmes, les membres de ce « supergroupe » (allez, rappelons leurs groupes d’origine: Hangman’s Chair, Eibon, Death Mercedes, Dacast, Glorior Belli, Sickbag, Colossus of Destiny) signent un EP reprenant les éléments doom/sludge/noise (& more) entrevus l’an dernier. Peu de nouveauté mais un impact plus immédiat toutefois, grâce au format court de l’EP. Nos connards restent des connards qui semblent se complaire dans leur vomi et c’est avec le même plaisir qu’on partage leur nausée.

PS: Comme d’hab chez Throatruiner, c’est en téléchargement gratuit mais là, c’est en avant-première (l’album sort en septembre). La classe.

  1. The Old City
  2. Smell of an Addict
  3. Fork Out
  4. Where Lies The Anchor
  5. Blessed Persistence

Bandcamp
Facebook

Genre selon le Chroniqueur

hardcore/sludge/noise

Catégories

Famille/Genre

beunz

beunz

Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

3086 articles publiés

0 commentaire

Soyez le premier à partager votre avis !

Laisser un commentaire

Minimum 10 caractères. HTML basique autorisé.

* Champs obligatoires

Partager cet article