Vipassi – Lightless
Chronique Death Technique Instrumental

Vipassi – Lightless

jonben
jonben
Auteur
21 janvier 2025
il y a 1 an
4,709 vues
Année de sortie
2024
Note
Le deuxième album d'un projet instrumental australien de metal technique se distingue par sa complexité et sa virtuosité, offrant des compositions plus longues et ambitieuses qui continuent d'explorer des paysages sonores envoûtants, tout en restant fidèle à l'esprit de son prédécesseur.
Vipassi – Lightless

Lightless est le deuxième album du side project instrumental de tech death australien Vipassi, formé par des musiciens de groupes metal de là-bas, en particulier de Ne Obliviscaris. J’avoue n’avoir jamais vraiment accroché à lamusique de ces derniers, pourtant sur mes styles de prédilection, elle jongle entre metal prog, (black) metal extreme et passages appaisés, souvent acoustiques, relevés par un violon membre à part entière.

Vipassi a une direction musicale assez différente, et est beaucoup plus confidentiel. Ils proposent bien sur une musique complexe et mettant en avant la virtuosité des 4 musiciens, et sans chant, ce sont les riffs tranchants et les solos virtuoses qui sont mis en avant. Les influences les plus évidentes sont celles de Fallujah et Beyond Creation, en particulier les solos atmosphériques des premiers, la touche death tech québécoise et la basse fretless des seconds. Vipassi propose une vision personnelle du tech death instrumental, que je qualifierais de mystique, en tout cas portée sur les ambiances. Les guitares et la basse fretless dialoguent sur un maelstrom de rythmiques, puis laissent places à des nappes éthérées et des touches de claviers aux sonorités presque « xylophone », créant des paysages sonores envoûtants, qui sieraient bien à un film de science fiction introspectif.

J’avais donc beaucoup apprécié leur premier opus Śūnyatā à sa sortie, et j’attendais ce deuxième album avec impatience, après huit ans d’attente et des messages annonçant un nouvel album depuis des années sur leur Facebook. Lightless ne décevra pas les fans de Śūnyatā tant il continue sur la lancée du premier, on retrouve cette touche particulière qui pour moi les faisait sortir du lot, les compositions sont seulement plus longues et plus ambitieuses que sur le premier album. C’est un reproche léger que je ferai à ce nouvel album, il ressemble en fait beaucoup au premier, en 8 ans la recette n’a pas du tout bougé.

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

Death technique instrumental

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Krakoukass et moi avons fondé Eklektik en 2004, peu après mon installation à Paris, à la suite de la disparition du webzine dont le forum avait été notre terrain d’échanges. Avec des parcours musicaux proches, entre rock et metal, nous partagions le goût de l’ouverture et de la découverte permanente de nouveaux sons. Au fil du temps, mes goûts se sont affinés : je m’intéresse surtout aux groupes et styles des années 90 à aujourd’hui, avec une touche de 70s. J’ai longtemps profité des concerts parisiens et des festivals européens, et j’ai également joué de la guitare plusieurs années au sein d’Abzalon. Mes terrains de prédilection restent le metal/hardcore, le death technique, le sludge/postcore et le rock/metal progressif, avec des escapades régulières du côté du jazz fusion et du funk.

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