Il y a des albums qui marquent instantanément, dès leur sortie, comme une évidence. Conquistador, premier effort de Stone Healer, fait partie de ceux-là. Sorti en 2021 chez Avantgarde Music, ce disque signé par le duo américain formé des frères Matt et Dave Kaminsky (guitare/chant et batterie) a tout de la révélation.
En sept titres pour environ 45 minutes, le groupe brouille les lignes entre les genres : une base black/death souvent rugueuse, enrichie de cassures progressives, de passages acoustiques et d’harmonies vocales évoquant Alice in Chains. Le tout porté par un sens mélodique qui navigue entre rock alternatif et metal extrême.
On pense forcément à Opeth période Still Life ou Blackwater Park, à l’intensité suffocante d’Ulcerate, voire aux dissonances de Deathspell Omega, mais sans jamais donner l’impression d’un patchwork. La force de l’album réside dans cette dynamique permanente : riffs dissonants et arpèges limpides, cris rageurs et chants clairs, densité et lisibilité.
Pour moi, Conquistador fut une véritable claque à sa sortie, l’impression d’entendre un groupe qui avait digéré les mêmes disques que moi pour en faire une synthèse personnelle et brûlante. Un premier album unique, qui place Stone Healer d’emblée parmi les noms à suivre dans la mouvance avant-gardiste du metal extrême.
Stone Healer
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