Groupe portugais étant apparu sur la compilation Not Just A Phase volume 2 et sur un split en compagnie de Letterbombs, Alas et Apostles Of Eris, Hetta fait partie de cette jeune génération de groupes qui aurait bien voulu naître une quinzaine d’années auparavant, au milieu de groupes comme Fear Before The March Of Flames, Heavy Heavy Low Low et surtout The Blood Brothers.
Car les parents de Burn Piano Island Burn semblent bien l’influence numéro 1 de Hetta durant la demi-heure que dure cet Acetate. On retrouve en effet chez le groupe natif de Montijo toute leur explosivité chaotique mais aussi ces vocalises mi arrachées, mi chantées avec un timbre juvénile flirtant avec la fausseté, si singulières au groupe de Seattle récemment reformé. Un mimétisme d’autant plus surprenant qu’on a régulièrement l’impression d’entendre le successeur caché de leur album-phare de 2003.
Une fois adapté à leur format jouant sur l’énergie et le bordel sonore sur fond de panic chords et de rythmiques peu conventionnelles (« Pontaria ») teintées de surprenantes mélodies au milieu des larsens noisy (« Caught Again », « Buckteeth » ou la surprenante accalmie sur la conclusion « Triple Tracy »), on ne peut que se laisser convaincre devant cette courte collection d’hystérie collective au goût d’antan. Du chaos comme on n’en fait plus, plein de fraicheur et de nervosité communicative.
Hetta
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