Quatre ans après l’excellent début Don’t Think About Death, les britanniques Chalk Hands reviennent avec un nouvel album contenant comme attendu une tornade de nerfs et de larmes. Fort de son expérience acquise sur scène (ayant sillonné l’Europe de long en large et même joué sur de gros festivals comme l’ArcTanGent), le quartet revient avec un son plus affirmé, enrichi en éléments provenant du shoegaze et du post-rock se greffant naturellement à leur screamo.
« Ember Lane » vient nous accueillir par une caresse de notes accompagnées d’une trompette avant que ne débutent les choses: un screamo mixant joie et tristesse, nostalgie et frustration dans un même écrin. « Pauvre de Moi » vient prendre la suite, et comme son titre l’indique, est chanté en français. Un parti pris qui nous rapproche naturellement de Daïtro, référence surprenante mais évidente pour le groupe ici.
Ces onze nouveaux titres sont tel un voyage émotionnel, alternant le doux (« Day Glow », « Peregrine ») et le frondeur (« A Comfort You Borrow », « Rewired Eyes »), montrant une multitude de couleurs sur leur palette d’imprévisibilité, passant de l’euphorie à la mélancolie en un éclair. Un screamo n’ayant pas peur d’affirmer ses fêlures grâce à des mélodies toutes plus subtiles les unes que les autres, se situant pas loin d’un Frail Bodies ou d’un Suis La Lune, tout en rompant allègrement toute linéarité.
Excellente surprise, ce second album est un véritable pas en avant pour Chalk Hands, passant du statut d’outsider à l’un des groupes importants du screamo. Il devrait logiquement truster les tops de fin d’année des fans du genre.
Chalk Hands
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