Hanging Garden, c’est l’un des multiples projets du guitariste Dylan Cruz, aussi actif chez Noxis, Scumbag ou encore Dissonance, bref un gars habitué à faire du death aussi brutal que technique. Après avoir sorti en autoprod The God That Made Them Bow en 2024, le projet a tapé dans l’œil des prolifiques Transcending Obscurity Records, qui sort donc ce Dream Death, nouvel album sacrément impressionnant.
Dès l’entame « Arete », on se fait directement souffler par l’avalanche de notes et de vocaux ultra agressifs, créant un tout bien ébouriffant. Et si l’impression initiale est chaotique, ce titre d’ouverture renferme pourtant une atmosphère aérienne en arrière-plan ainsi que de vraies mélodies derrière la rapidité et la fabuleuse virtuosité du gaillard. Se dégage alors un sentiment d’euphorie derrière cette frénésie, et on aura même droit à d’étonnants breaks (un arpège tout doux d’abord, puis quelques effets synthétique au rendu assez grisant), bref tout plein d’informations pour une entame simplement renversante.
Et la suite ne va aucunement s’altérer puisque « Ondine » va à nouveau mêler chaos, brutalité délivrée à une vitesse parfois insensée et un toucher unique pour un effet étonnamment « accessible » malgré l’exigence habituelle du style. De gros guillemets tout de même car la complexité est toujours de mise, les couches et sous-couches de riffs se succédant et/ou se télescopant dans une optique de folie furieuse, bref une cacophonie qui ne s’adresse pas aux néophytes du genre, ces derniers risquant fortement de décrocher.
Parvenant à conservant son intensité jusqu’à son terme, Cruz enchaine avec surpuissance les plans hallucinants (tant de technique et de vitesse, comme sur « Carambola ») qu’il irrigue dans ces plans mélo-jazzy-groovy. « Endymion » et « Suffering Radiant Memories » sortiront du lot, le premier baissera un peu le tempo, mais pas son optique destructrice, tandis que le second – concluant l’album – offrira une myriade de mélodies de guitare (le chant s’étant éclipsé).
Se revendiquant de Death (le groupe) ou de ses collègues de roster Goreworm ou Xenosis, un bon coup de frais sur la scène death progressif technique, la complexité aura rarement été aussi fluide…
Hanging Garden
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