Cette fois je ne me suis pas fait avoir et je me suis sincèrement réjoui de recevoir dans ma boîte mail (puis par courrier à nouveau, merci Floriane) le nouvel album des français de Birdstone, après la découverte il y a 2 ans de l’excellent The Great Anticipation. Un album sobrement intitulé IV (car il s’agit évidemment du 4ème album du groupe), enregistré dans une maison de famille dans l’Aveyron, au calme, loin de la folie du monde.
L’effet de surprise a beau être passé, on n’en est pas moins ravi de retrouver le heavy blues rock de Birdstone qui continue d’évoquer Led Zeppelin ou (plus près de nous) Rival Sons. Le trio composé de Basile au chant et à la guitare, d’Edwige à la basse et de Benjamin à la batterie (auquel s’est ajouté un certain Paul Weeger qui fait entendre sa trompette sur « Swell ») n’a pas changé son fusil d’épaule non, mais il sait toujours se faire sacrément percutant et pertinent avec des riffs jouissifs au possible et des morceaux à tiroirs qui demandent quelques écoutes pour dévoiler l’intégralité de leurs charmes.
Et ce que j’aime toujours chez eux c’est qu’ils n’appuient pas exagérément sur l’aspect bluesy de leur musique et savent rester accrocheurs sans nous perdre dans de longs jams pénibles et ceci alors même que leurs 6 morceaux sont encore plutôt longs pour la plupart (« Largo » et ses 11 minutes au premier chef). A cet égard Basile a le bon goût de ne pas nous tuer avec des solos interminables, il y en a évidemment quelques-uns mais ils sont savamment dosés pour ne pas devenir pénibles (voir le superbe « Blackhand »). Et sa voix est toujours aussi épatante, même lorsqu’il nous donne presque du Jeff Buckley comme sur le démarrage dépouillé (guitare + voix) de « Largo » ou un peu plus loin de « Fade and Disappear », titre le plus bluesy dont l’intensité va crescendo avant qu’il explose littéralement pour arriver au bout de ses presque 9 minutes.
Et puis on a aussi droit à quelques nouveautés comme sur « Vultures » qui présente une facette du groupe plus agressive avec cette basse explosive, ces guitares puissantes mais aussi avec ces cris qu’on doit (je suppose) à Benjamin et qui confèrent une approche presque sludge inédite et franchement réjouissante à la musique de Birdstone (ce qui contribue pour beaucoup à faire de « Vultures » mon titre préféré de ce nouvel album). Il y a aussi cette trompette qui prend le premier rôle sur « Swell », un titre sensible et beau, complètement instrumental, dont la montée en puissance clôture parfaitement un album encore une fois remarquablement maîtrisé et réussi.
Birdstone méritent plus encore avec ce IV d’accéder à la notoriété, et de voir leur travail reconnu à sa juste valeur. Qu’on se le dise, nous avons en France un groupe capable de tenir la dragée haute aux ténors du genre, il ne tient plus qu’à nous de le marteler pour le faire savoir.
Tracklist :
01 – No One Else
02 – Blackhand
03 – Largo
04 – Vultures
05 – Fade and Disappear
06 – Swell
Birdstone
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il y a 1 jourmerci beaucoup !!! BIRDSTONE
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