Rival sons – Great western valkyrie

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Style: Classic Rock 60's/70's hardisantAnnee de sortie: 2014Label: Earache Records

En regardant récemment d’un oeil et d’une oreille distraite le DVD du concert de Led Zeppelin Celebration day, je me faisais la réflexion que d’autres (moins nostalgiques que moi) ont dû se faire : ça tient la route mais ils ont quand même pris un bon petit coup derrière la couenne les viocs. Et c’est normal. Mais quand même, Plant traine la patte et Page fait presque aussi bien la moue cul de poule que Jagger. Du coup, je me suis dit qu’il était temps de reprendre l’écoute du 3ème album des Rival Sons qui traine quelque part depuis plusieurs semaines sans exiger qu’on s’occupe de lui quotidiennement.

Pour tout vous dire ce n’est pas ce simple visionnage qui m’a poussé à remettre le couvert avec ces jeunes adeptes du rock dur sauce 70’s mais plutôt la prise de conscience que, contrairement à l’année dernière, je ne vois point venir à l’horizon de très belles surprises en matière de rock. Il y a bien l’arrivée du nouveau groupe avec Glenn Hugues (California Breed) qui, sans rien révolutionner, devrait apporter quelques doses d’adrénaline pour qui affectionne Led Zep et Velvet Revolver. Pour le reste, je dois compter sur les valeurs sûres (Triggerfinger en tête) et retenter les outsiders. Rival Sons relèvent pour moi de cette dernière catégorie.

Malgré la très bonne presse dont il bénéficie outre Atlantique, je n’ai jamais perçu un énorme potentiel depuis la sortie de Pressure and time en 2011. Qu’est-ce que tu veux que ça nous foute, t’es un con, point barre, pourriez-vous penser si vous êtes fan depuis le début. Je préfère plutôt imaginer que c’est le monde entier qui a tort et me dire que le groupe se révèle vraiment (à moi) avec ce Great western valkyrie. Le plus étrange est que je n’ai pas jeté mon dévolu sur le gros morceau bien couillu « Open my eyes » mais sur le soul/rock « Good things ». C’est ce titre qui m’a le plus rapidement accroché et sans doute, outre le fait qu’il soit excellent, parce que je m’attendais cette fois à ne pas encaisser 50 minutes de sons vitaminés. Et puis comme je suis un garçon de plus en plus sensible, ce n’est pas non plus le pêchu « Electric man » mais le planant « Belle Starr » qui a fini de me convaincre qu’on avait affaire à une très belle sortie.

Dans ma chronique de leur album précédant (Head down), j’ironisais quelque peu sur le fait que Jay Buchanan n’atteignait pas le niveau de Paul Rodgers. Je tiens à reconnaitre devant les millions de lecteurs de ce webzine qu’il faut bien admettre que le Ricain nous pond une sacrée performance de salaud sur « Where I’ve been ». La ballade au départ mignonette devient ce qu’il est convenu d’appeler un morceau de bravoure et ce d’autant que Scott Holiday nous ratifie d’un très bon solo. Là encore rien d’original, ce genre de morceau a été fait 6000 fois mais quand le niveau est celui que Rival Sons atteignent on ne pense plus aux prédécesseurs, on apprécie.

Du coup, on est dans les meilleures dispositions pour « vivre » le conclusif et fort Zeppelinien « Destination on course ». Buchanan chante encore mieux (mais non je ne suis pas amoureux) et Holiday « solote » encore mieux. De fait, le morceau est encore… mieux et c’est peut-être le point d’orgue de l’album.

En revanche, les passages psychédéliques ne sont toujours pas ma tasse de thé et je me fais royalement chier avec le DoorsCreamien « Rich and the poor ». Dois-je être pour autant sans pitié et terminer cette chronique par une touche négative ? Bien sûr que non puisque je vous avouais tantôt être de plus en plus sensible.

Pas un chef d’œuvre, peut-être une transition vers une suite qui me bouleversera dans ses moindres aspects, Great western valkyrie est probablement une des meilleures sorties rock de l’année.

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Tracklist :

01-Electric man

02-Good luck

03-Secret

04-Play the fool

05-Good things

06-Open my eyes

07-Rich and the poor

08-Belle starr

09-Where I’ve been

10-Destination on course

 

 

Chroniqueur

Darkantisthène

Il est né, il a chroniqué, il est mort, aurait pu dire Heidegger si... j'étais mort, si Heidegger était vivant et s'il s'était intéressé à ma prose autant qu'à celle d'Aristote. Et il n'aurait pas été à une connerie près le père Martin parce qu'avant de chroniquer, et après être né, figurez-vous que j'ai vécu ; et écouté de la musique.

darkantisthene a écrit 276 articles sur Eklektik.

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