Rival Sons – Darkfighter

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Style: Hard Rock / Blues RockAnnee de sortie: 2023Label: Atlantic Records

Je ne fais assurément pas partie des supporters de longue date de Rival Sons, groupe américain formé en 2008, officiant dans un registre entre hard rock et blues rock, (forcément) très influencé par Led Zeppelin et porté par un chanteur bluffant, Jay Buchanan, un type dont il est difficile de nier qu’il possède « une voix » (sans pour autant qu’on puisse lui reprocher de singer Robert Plant, contrairement au traitement -pas toujours très juste- infligé au chanteur de Greta Van Fleet). J’ai clairement rejoint le train en marche au contraire, plus exactement avec le 6ème album du groupe, Feral Roots, sorti en 2019 que j’avais mis un peu de temps à considérer finalement comme ce qu’il est, à savoir un bon album (grâce notamment au morceau-titre ou à des titres comme « Do Your Worst » et « End of Forever ») mais encore imparfait, la faute à certains titres plus quelconques et même un peu pénibles : « Sugar on the Bone », mais surtout « Imperial Joy » et « Back in the Woods » et leurs choeurs féminins inspidides.

Le quatuor annonçant deux albums prévus pour 2023, avait tout de même piqué ma curiosité, c’est pourquoi je m’étais assez rapidement intéressé à ce premier volet, Darkfighter, Lightbringer devant suivre dans quelques mois donc. Et pour le coup, Darkfighter m’a conquis très rapidement (et pas par sa pochette beaucoup plus quelconque que celle de son prédécesseur d’ailleurs), dès la première écoute même, sans qu’on puisse pourtant déceler et mettre en avant une évolution spectaculaire entre cet album et le précédent (il n’y a plus de choeurs féminins cependant!), le combo de Long Beach continuant tout simplement à faire ce qu’il sait faire… Mais en mieux, en terme de compositions déjà, et aussi peut-être en mettant plus en avant la facette hard rock du groupe, au détriment de la facette la plus bluesy, et ça tombe bien (pour moi) cette dernière étant clairement la facette qui me plaît le moins chez eux.

Au menu de Darkfighter donc, un véritable festival de riffs, de mélodies irresistibles, le tout avec des qualités techniques qui ne sont plus à démontrer, notamment (outre le formidable chanteur déjà évoqué dont la prestation brille une fois encore de mille feux) chez ce batteur Michael Miley, dont je trouve le jeu à la fois sobre, puissant et super dynamique, parfait pour rendre la musique encore plus efficace qu’elle ne l’est déjà, sur les 40 minutes à peine que dure l’album. Il n’y a par ailleurs pas de titre faible, ce qui est heureux pour un album qui n’en compte que huit, mais cela mérite d’être souligné tant l’album s’écoule bien et tant l’enchaînement des morceaux est habile, les morceaux se répartissant entre les moments les plus rock (« Mirrors », « Nobody Wants to Die », « Guillotine »), d’autres plus tempérés qui ne sont pas loin d’être les meilleurs d’ailleurs (incarnés par le très Queens of the Stone Age « Bird in the Hand », un peu plus loin « Rapture », et même par un « Horses Breath » dont le psychédélisme étincelant m’a par moments rappelé le son de the Black Angels), et les moments plus calme façon ballades hard/un peu bluesy avec « Bright Light » et le final crépusculaire de « Darkside ».

Lightbringer compte tenu de la dichotomie qu’il semble suggérer, sera-t-il l’expression du versant le plus lumineux, moins hard rock et peut-être plus bluesy (à condition de considérer le blue comme un versant lumineux du rock, ce qui se discute fortement) du groupe américain ? Si c’est le cas il est à craindre qu’il ne rivalise pas avec ce Darkfighter, que je positionne sans problème cette fois dans mes albums de l’année (et qui est donc de très loin supérieur au précédent album du groupe).

Réponse dans quelques mois à la sortie de Lightbringer, je leur accorde pour ma part sans problème le bénéfice du doute sur la base du pied que j’aurai pris avec ce premier cru de 2023!

Rival Sons – Rapture [Official Video] – YouTube

Rival Sons – Bird In The Hand (Official Visualizer) – YouTube

Tracklist :
01 – Mirrors
02 – Nobody Wants to Die
03 – Bird in the Hand
04 – Bright Light
05 – Rapture
06 – Guillotine
07 – Horses Breath
08 – Darkside

krakoukass

Chroniqueur

krakoukass

Co-fondateur du webzine en 2004 avec Jonben.

krakoukass a écrit 1160 articles sur Eklektik.

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