Bologna Violenta – Discordia
Chronique Avant-Garde/Experimental Math-Violon-Core

Bologna Violenta – Discordia

beunz
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Auteur
18 mai 2016
il y a 10 ans
3,727 vues
Année de sortie
2016
Note

Derrière Bologna Violenta se cache un homme, Nicola Manzan, violoniste italien de son état gérant le bébé tout seul comme un père célibataire (enfin, un bébé désormais pré-ado car âgé de onze ans maintenant). Discordia, son cinquième album long-format (le gaillard ayant aussi sorti beaucoup d’EPs et de remixes) est une nouvelle fois une étourdissante […]

Bologna Violenta – Discordia

Derrière Bologna Violenta se cache un homme, Nicola Manzan, violoniste italien de son état gérant le bébé tout seul comme un père célibataire (enfin, un bébé désormais pré-ado car âgé de onze ans maintenant). Discordia, son cinquième album long-format (le gaillard ayant aussi sorti beaucoup d’EPs et de remixes) est une nouvelle fois une étourdissante rencontre du violon et d’éléments divers, issus de styles tels que le grindcore, le mathcore ou encore la noise.

Bologna Violenta se joue des frontières musicales pour les redessiner à sa guise. Sérieusement, on tient là un mélange des genres unique, essentiellement instrumental (sauf sur « Incredibile Lite Del Supermercato » où la voix enragée de Tiffany Taylor -dont google me dit qu’elle est actrice X (peut-être un homonyme)- vient donner un petit côté dérangé supplémentaire à ce titre… qui l’était déjà). Le violon domine, souvent frénétiquement, les débats (Manzan maitrisant par ailleurs de nombreux autres instruments). Souvent très courts, accompagnés d’une vraie batterie (sachant qu’en live il se sert d’une boite à rythmes) tenue par Alessandro Vagnoni (Dark Lunacy), ces seize titres nous entrainent dans autant de tornades déroutantes, blindées de blasts et de breaks assassins, tandis que violon et guitare se livrent une joute infernale entre descentes de manche et discordances irritantes.

On peut très bien imaginer des séquences cinématographiques avant-gardistes pour accompagner ces courts morceaux, ceux-ci devant pour la plupart passer en accéléré tant la vitesse est souvent épileptique. Mais pour certains titres, c’est une dimension tragico-grandiloquente que prend la musique de Bologna Violenta (« I postriboli d’Oriente »).

Discordia est au final un album unique en son genre, difficile d’accès car l’aspect expérimental (et franchement violent) a de quoi déconcerter l’auditeur lambda. En bien ou en mal, attendez-vous à être surpris par cet album !

  1. Sigle di telefilm
  2. Il canale dei sadici
  3. Incredibile lite al supermercato
  4. Un mio amico odia il prog
  5. Il tempo dell’astinenza
  6. Leviatano
  7. Chiamala rivolta
  8. L’eterna lotta tra il bene e le macchine
  9. Il postribolo d’Oriente
  10. Binario morto
  11. Discordia
  12. Lavoro e rapina in Mongolia
  13. Il processo
  14. Passetto
  15. I felici animali del circo
  16. Colonialismo

Bandcamp

Genre selon le Chroniqueur

avant-garde/experimental math-violon-core

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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