Kuroi Jukai – 黒い樹海
Chronique Powerviolence/Noisegrind

Kuroi Jukai – 黒い樹海

beunz
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Auteur
25 mars 2020
il y a 6 ans
4,640 vues
Année de sortie
2020
Note

Kuroi Jukai est, comme son nom ne l’indique pas du tout, un groupe canadien basé à Edmonton qui a sorti avec cet album éponyme (oui, le titre est même nom, mais en japonais) son seul et unique album. Oui car cet album a vu le jour une première fois en 2015 et depuis, le groupe […]

Kuroi Jukai – 黒い樹海

Kuroi Jukai est, comme son nom ne l’indique pas du tout, un groupe canadien basé à Edmonton qui a sorti avec cet album éponyme (oui, le titre est même nom, mais en japonais) son seul et unique album. Oui car cet album a vu le jour une première fois en 2015 et depuis, le groupe n’est plus. C’était sans compter sur Sentient Ruin qui nous a ressorti de derrière ses fagots ce groupe de powerviolence/noisegrind qui ne fait pas semblant d’être furieux.

Car cet album est une ode au carnage auditif: les titres numérotés ne durent que quelques secondes tandis que les plus longs seront des pistes de harsh noise douloureux (à la fin de « IV », sur « V » et la conclusion « XIII »). Bref, la violence extrême est le credo de ces canadiens pulvérisant tout sur leur passage à une vitesse supersonique: la voix écorchée vive est totalement noyée dans le magma de blastbeats et le grain noisy de l’ensemble. Si les premières écoutes sont dures à encaisser, les suivantes seront plus compréhensibles avec par exemple un aspect groovy au milieu de « III » (qui ne dure pourtant que quinze secondes) ou le ralentissement sludge de « VIII ».

Suivant les traces de The Endless Blockade, Friendship ou encore des premiers Full Of Hell, Kuroi Jukai (qui n’est autre que l’autre nom donné à la forêt d’Aokigahara, la fameuse « forêt des suicidés ») livre là une déflagration auditive particulièrement éprouvante. Un album-testament d’à peine huit minutes à ne pas mettre entre toutes les oreilles…

  1. I
  2. II
  3. III
  4. IV
  5. V
  6. VI
  7. VII
  8. VIII
  9. IX
  10. X
  11. XI
  12. XII
  13. XIII

Artistes / Groupes

Genre selon le Chroniqueur

powerviolence/noisegrind

Catégories

Famille/Genre

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Beunz chronique sur Eklektik Rock depuis 2009. Amateur de sonorités extrêmes et abrasives, il s’est imposé comme l’une des plumes les plus prolifiques du webzine dans les registres Sludge, Black Metal, Hardcore Punk et Grindcore, tout en s’aventurant volontiers vers le Shoegaze, le Mathcore ou le Post-Rock. Son intérêt constant pour les scènes underground l’a amené à suivre de près des groupes locaux comme internationaux, qu’il met en avant avec un mélange de passion et d’exigence critique.

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