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Napalm Death – Throes of Joy in the Jaws of Defeatism

Cela faisait bien longtemps que Napalm Death n’avait pas laissé passer autant de temps entre deux albums, puisque ce nouvel album déboule 5 ans après le précédent (l’excellent Apex Predator – Easy Meat). Le groupe avait néanmoins su occuper la scène et rester dans l’esprit de ses fans, avec la sortie en 2018 d’une énorme compilation de b-sides et autres morceaux figurant jusque-là sur des compilations ou des versions spéciales de leurs albums (Coded Smears and More Uncommon Slurs). Il nous a également régalé en début d’année 2020 en sortant un inédit en mode « single », le formidable « Logic Ravaged [...]

Duma – S/T

Figurez-vous qu’une scène grind existe en Afrique, Duma s’étant assimilé à cette scène depuis quelques années même si sa musique contient énormément d’autres influences. Le duo Sam Karugu/Lord Spike Heart s’est établi à Nairobi (Kenya) mais a campé à Kampala (hoho!), capitale de l’Ouganda, plus précisément aux Nyege Nyege Studios, explorateur sonore local, où ils resteront pas moins de trois mois afin d’enregistrer ce Duma (« noirceur » en langue kikuyu, dialecte kenyan), mélange d’influences metal et d’electro très sombre.

Killitorous – The Afterparty

Autoproclamé « party grind », on était en droit de s’attendre à une grosse poilade avec Killitorous (sorte de dinosaure qui tue ?), or il se trouve que cet animal-là est bien plus qu’un délire débilisant. Déjà quand on voit qui se trouve aux commandes du groupe – Aaron Homma (guitare – Annihilator, ex-Vital Remains), Nick Miller (guitare – First Fragment, Unleash The Archers), Youri Raymond (basse/chant – Unhuman, ex-Cryptopsy, ex-Secret Chiefs 3), Eric Morotti (batterie – Suffocation, Blind Witness) et Mathieu Dhani (chant – ex-Epiphany From The Abyss) – on est forcément dans l’attente de se prendre dans la face [...]

Under The Pier – Puff Pieces

Jeune formation de Baltimore, Under The Pier débarque avec Puff Pieces, premier long-format de mathcore bien frontal qui va forcément titiller les amateurs du genre. Idéalement délayé dans du bon gros metal hardcore bien féroce (avec un vocaliste multi-facette qui va de temps en temps dans du bon growl des familles), ce premier album insaisissable devrait marquer l’année des amateurs du style.

Machine Girl – U-Void Synthesizer

Machine Girl fait son retour deux ans après The Ugly Art, le duo formé par Matthew Stephenson (production, voix) et Sean Kelly (batterie, même si l’essentiel des rythmiques seront assurées par des boites à rythme il interviendra à multiples reprises) revient avec un album iconoclaste, mix personnel de punk/metal (parfois carrément grind) et d’electro (sous quasiment toutes ses formes) pour un résultat détonnant pour mieux faire imploser vos fragiles boites crâniennes.

Wake – Devouring Ruin

Les canadiens de Wake (qu’on avait pu découvrir sur un split avec les grecs de Dephosphorus en 2012) officient depuis 10 ans maintenant dans un registre pour le moins extrême, partant d’une base grind, sur laquelle ils ont su progressivement développer d’autres types d’influences, entre black/death, ambiances lourdes et passages plus atmosphériques.
Un gros fourre-tout juste pour embêter (on s’en doute) les chroniqueurs cherchant à les rattacher à un genre bien précis. Mon camarade Beunz avait déjà été convaincu par le premier « album » (plutôt expéditif du reste, avec 8 titres pour 19 minutes) du groupe en 2016,  et les [...]

Wax Vessel ou la seconde vie des perles oubliées de Myspace…

Abandonné par un maximum de (plus ou moins) trentenaires il y a de ça presque vingt ans pour aller chez le grand méchant Facebook, Myspace a eu beau être « a place for friends », c’était surtout une manière super simple de découvrir de la musique. Pour ceux qui auraient oublié ou qui seraient passés à côté à l’époque, n’importe quel groupe pouvait avoir sa page avec player intégré et en-dessous figurait un top huit comprenant souvent d’autres groupes (de potes ou d’influences la plupart du temps). Bref, il y avait de quoi passer des heures à passer de page en [...]

Kuroi Jukai – 黒い樹海

Kuroi Jukai est, comme son nom ne l’indique pas du tout, un groupe canadien basé à Edmonton qui a sorti avec cet album éponyme (oui, le titre est même nom, mais en japonais) son seul et unique album. Oui car cet album a vu le jour une première fois en 2015 et depuis, le groupe n’est plus. C’était sans compter sur Sentient Ruin qui nous a ressorti de derrière ses fagots ce groupe de powerviolence/noisegrind qui ne fait pas semblant d’être furieux.

Cloud Rat – Pollinator

Prolifique et aventureux (quatre albums et onze EP/splits jusqu’ici), Cloud Rat est de retour et célèbre ses dix ans avec ce Pollinator. Le grindcore du groupe du Michigan a en effet toujours été infusé par d’autres styles, principalement le hardcore ou le crust, mais on retrouve ici un spectre encore plus ouvert avec par exemple quelques touches sludge, black metal ou ambient/goth, ces dernières qui se trouvent essentiellement sur Do Not Let Me Off The Cliff, EP bonus accompagnant ce Pollinator. Une nouvelle approche qui n’atténue en rien la férocité caractéristique du groupe mené par la charismatique Madison Marshall.

Axis Of Despair – And The Machine Rolls On

Axis Of Despair est un jeune groupe réunissant la fine fleur du grindcore suédois: Joel Fornbrant (Coldworker) au chant, Kristofer Jankarls (Livet Som Insats) à la guitare, Oskar Pålsson (Nervgift) à la basse et Anders Jakobson (Nasum, chez qui le groupe a enregistré cet EP par la même occasion) à la batterie. Bref, quatre mecs au CV plutôt bien rempli qui ont commencé à jammer ensemble en 2013 avant de livrer deux EP deux ans plus tard. Mais la vraie découverte d’Axis Of Despair date de l’an dernier, lorsque leur premier album Contempt Of Man (Southern Lord) est sorti, [...]