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Gravesend – Methods Of Human Disposal

Gravesend est un jeune trio new-yorkais qui fait les choses dans l’ordre: d’abord les préparations (Preparations Of Human Disposal, démo sortie l’an dernier) puis les méthodes dont on va parler ici. Des méthodes plutôt virulentes exposées dans un New York déshumanisé, jonché par les cadavres en putréfaction, les montagnes de déchets et autres crackheads, et où la lutte pour sa survie ne passe que par l’ultra violence.

Pupil Slicer – Mirrors

Quel prof n’a jamais rêvé de découper en petits morceaux un élève turbulent ? Pupil Slicer m’est apparu d’abord par son nom comme un groupe d’anciens collègues souhaitant aujourd’hui prendre sa revanche sur les cancres qu’il aura croisé dans sa carrière. Sauf que pupil veut aussi dire « pupille », donc on peut aussi y voir une référence au fameux film Un Chien Andalou (Luis Buñuel collaborant avec Salvador Dali) et de sa séquence… douloureuse d’un œil coupé avec une lame de rasoir. Bref, quelle que soit la provenance de son nom, ce jeune trio londonien envoie du brutal.

Swampbeast – Seven Evils Spawned Of Seven Heads

« La bête du marais », rien que le nom annonce ce qui nous attend ! Swampbeast est un jeune groupe de L.A. ayant récemment débarqué chez Translation Loss (Svalbard, Giant Squid…), label qui n’en finit plus d’aller vers les extrêmes (ayant des groupes comme Drouth, Teeth ou Wake dans son roster). Tel l’espèce de monstre informe figurant sur la cover de Seven Evils Spawned Of Seven Heads, leur premier album, le death metal du trio californien est putride, boueux mais en même temps très véloce.

Proudhon – The Damaged Bodies

Originaire de Besançon, ce jeune groupe de death/grind a décidé de porter le nom de Pierre-Joseph Proudhon, enfant du pays et précurseur de l’anarchisme. Et si le punk apparaît naturellement comme le mouvement musical qui s’allie naturellement avec ce courant, le groupe opte pour une approche beaucoup plus radicale: du death grind aussi brutal qu’expéditif !

Mini-chroniques de fin d’année, la première vague…

La fin de l’année approche à (trop) grands pas et force est de constater que de nombreux albums de l’année 2020 ne figurent pas (encore) sur votre webzine favori. Manque de temps ou d’inspiration (voire les deux), voici quelques oubliés/découvertes de 2020 valant le détour sous forme de mini-chroniques. Et comme on dit pour le covid, il y aura d’autres vagues bientôt, prenez soin de vous !

Fucked And Bound – Suffrage

Originaire de la prolifique ville qu’est Seattle, Fucked And Bound joue un hardcore nerveux et engagé porté par les cris de sa vocaliste Lisa Mungo – qui joue aussi chez les sympathiques He Whose Ox Is Gored, groupe plutôt méconnu de post-metal. Bref, un tout autre registre ici qui se voit matérialisé dans ce Suffrage, court album du genre rentre-dedans qui se voit réédité par Quiet Panic deux ans après sa première sortie.

Fuck The Facts – Pleine Noirceur

C’est toujours un plaisir de retrouver nos cousins québécois Fuck The Facts ! Actif depuis 1997, le groupe mené par Mel Mongeon a su affiner son style de grindcore (autoproclamé « bastardized grindcore ») au fil du temps et faire de vrais choix artistiques. Il faut remonter à Stigmata High Five (2006) pour véritablement constater cette évolution de leur approche musicale, contenant en plus d’assauts furieux des envies plus progressives et surtout une ouverture naturelle dans des contrées peu communes pour un groupe de grind. Le groupe a ensuite poursuivi sa route au gré d’albums construits de manière atypique, le dernier [...]

The Sound That Ends Creation – Memes, Dreams, And Flying Machines

« The Sound That Ends Creation », ça sonne comme une promesse, et cette promesse, le dénommé Chris Dearing (jeune texan qui jouait autrefois dans des projets de death technique tels que Giant Of The Mountain ou Surgically Impaled) tient à la mettre en pratique dans un ahurissant bordel sonique ! Pour son cinquième album où le gaillard s’occupe une fois de plus de tout, le niveau de violence est encore monté d’un cran dans un ouragan à la limite du compréhensible.

Fawn Limbs – Sleeper Vessels

Déjà un an depuis l’implacable Harm Remissions, premier long-format pour le trio finlando-américain Fawn Limbs. Les gaillards ayant alors repoussé les limites en matière de musique aussi lourde que chaotique (avec en plus pas mal d’invités issus de groupes bien virulents, eux aussi), un second volume apparaît comme une sacrée réjouissance pour l’amateur de déstructure(s). Et quand Fawn Limbs annonce se faire mixer par un certain Pedram Valiani (Frontierer, Sectioned), voilà de quoi faire grimper en flèche l’intérêt pour ce second album.

Dephosphorus – Sublimation

Bientôt 10 ans que nous les suivons, nos amis grecs de Dephosphorus… et même si on les a toujours aimés, je dois avouer à titre personnel avoir été un peu moins enthousiasmé par la toute dernière (enfin avant-dernière du coup) sortie en date, Impossible Orbits, que mon camarade Shaq avait de son côté adoré. Je trouvais cet opus un peu trop monolithique et trop uniformément frondeur même si on y retrouvait indéniablement le son Dephosphorus, desservi néanmoins par une production malheureusement un peu brouillonne. C’est un album que je n’ai donc pas autant écouté que ses prédécesseurs mais cela [...]