En voilà un autre retour qu’on attendait plus ! A l’instar de celui de Heavy Heavy Low Low, voici donc que Destroyer Destroyer met fin à dix-huit ans de silence. Et si vous n’êtes pas familier avec ce quartet de l’Oklahoma, Void vient condenser en trois petits titres toute la frénésie qu’ils avaient déjà à leurs débuts.
Œuvrant dans un mathgrind dissonant et ponctué de gros breakdowns, Destroyer Destroyer symbolise un son emblématique d’une époque révolue où Debello Recordings annihilait tout sur son passage via un roster de groupes plus excitants (et excités) les uns que les autres (Robinson, Machinist, Triumph Of Gnomes etc.).
Void offre là trois titres bien secoués mais plus lourds qu’à l’accoutumée, groovy et bardés de nombreux breaks tandis que les deux voix survoltées apporteront elles aussi un peu de nouveauté à leur son (plus varié du coup). Confirmation puisque la conclusion « From Nothing Into Pain » ira quant à elle dans une direction presque post-metal mais conservant cette aura infernale qui est propre au groupe.
Bref, un court EP pour une branlée autoproduite au chaos renouvelé, toujours explosif et complexe mais bien en marge de ce qu’ils faisaient avant. Un nouveau pan de nostalgie Myspace réactivé pour le plus grand bonheur des amateurs de cette scène. Plus qu’à attendre un hypothétique retour de Cloacal Kiss, Pope Benedict ou encore Bodies In The Gear Of The Apparatus.
- Void
- Mouth Eats Mouth
- From Nothing Into Pain
Destroyer Destroyer
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