A ne pas confondre avec son homonyme australien, ce Persecutor-là vient de Copenhague. Ayant connu plusieurs vies avant d’être sous ce nom, Persecutor s’est nommé à ses débuts 13 Bloodlines puis Desecrator avant d’opter pour ce patronyme il y a dix ans. Auteur de deux albums avant celui-ci, ce quartet danois opte sur ce Casualties Of Violence pour un thrash modernisé.
En effet, Persecutor connait ses classiques, tenant à respecter les fondamentaux du genre mais intègre aussi une dose de fraicheur à son thrash par une approche singulière. Nommant leur style « néo-thrash », la recette de ce Casualties Of Violence est donc la rencontre du thrash à l’ancienne, alliance d’énergie et d’agression mélangée à des envies death mélodique façon Gothenburg (et du solo de haute volée comme sur « Acta Est Fabula »), et de ce son moderne en « core » (« To Hold Hands With Death » et ses gang vocals).
Rappelant pas mal The Haunted dans sa furie permanente, Persecutor trace tout droit durant cette grosse demi-heure contenant surtout du poum-tchack de rigueur mais contrebalancé par quelques passages mid-tempo (« The Hangman », « A Way In Life », tous deux injectant de solides mélodies) sachant rester intenses.
Un troisième album qui ne réinvente pas la roue mais qui sait se montrer appréciable, notamment par sa maîtrise instrumentale et son cocktail mélodie/agression parfaitement dosé. Les fans de thrash comme de metalcore devraient être séduits.
Persecutor
Soyez le premier à partager votre avis !
Laisser un commentaire