Le saviez-vous, le Boötes Void, en français le Vide de Bouvier, est une immense région de l’espace intergalactique mais paradoxalement composée d’un nombre très restreint de galaxies. C’est donc sous ce nom que des membres actifs dans l’underground allemand dans des formations telles que Wehmut, Dagdrøm, Agrypnie (live) ou encore Welkend, débarquent aujourd’hui chez Vendetta Records pour leur troisième album, l’occasion de pouvoir exposer au plus grand nombre leur black metal à tendance forcément cosmique. Panta Rhei s’inspire du principe philosophique d’Héraclite, littéralement « tout coule », signifiant que rien n’est permanent et tout est en constant mouvement.
Basé sur ce concept, le black metal du quintet de Würzburg (Bavière) s’articule essentiellement autour de mélodies en trémolo faisant cohabiter épique et sens du tragique, les vocaux du leader Boötes sont eux beaucoup plus rauques que la moyenne des vocalistes du genre, venant apporter un peu plus de profondeur très en phase avec le sentiment de vide et de désolation dégagée ici. En résulte un album immersif, trouvant dans ses riffs un équilibre entre frontal et aérien en dépit de passages un brin monotones, ne ternissant en rien la bonne impression générale laissée par ce troisième opus.
Un peu dans l’esprit de leurs compagnons de label Lömsk, d’Ellende (qui apparait en guest sur le morceau titre) ou encore de Mgla, Boötes Void cache sa sensibilité sous les strates de puissance et de densité. Une très solide découverte.
Boötes Void
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