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Darkenhöld – Arcanes & Sortilèges

Douze ans d’existence, quatre albums et quatre splits (dont le dernier paru en 2019 avec leurs collègues de Griffon, ces derniers dont je vous ai d’ailleurs parlés récemment), sans compter leurs multiples participations à des compilations, Darkenhöld tient un beau rythme de sorties dont la dernière offrande arrive en cette fin d’année avec ce Arcanes & Sortilèges. Le trio mené par le vocaliste dénommé Cervantes possède aussi en ses rangs le batteur Aboth (Continuum) et surtout le multi-instrumentiste Aldébaran (qui joue aussi dans l’excellent Artefact), réputé pour la qualité de ses compositions. Le groupe niçois oeuvre donc à nouveau [...]

In Cauda Venenum – G.O.H.E.

Quelques semaines après sa participation au dernier album de Crépuscule d’Hiver, le batteur lyonnais N.K.L.S. fait son retour avec son projet In Cauda Venenum (dans lequel accompagne un certain Ictus, officiant au chant, à la guitare et à la basse). Officiant ensemble depuis déjà dix ans, le duo a sorti un premier album éponyme en 2015 puis un split à trois têtes l’année suivante en compagnie de Spectrale (ayant un nouvel album à venir, on parlera d’eux bientôt) et Heir, split sur lequel on pouvait entendre leur réinterprétation du thème de Laura Palmer (Twin Peaks). Sur ce G.O.H.E, le [...]

Crépuscule d’Hiver – Par-Delà Noireglaces et Brumes-Sinistres

Projet solo d’un certain Stuurm (Dunwich Sorcerers, Gargoylium), Crépuscule d’Hiver renoue avec ce black metal à atmosphère médiévale, tant dans les mélodies épiques créées à partir d’un synthé à l’ancienne que dans les thématiques guerrières. Le gaillard (souvent aidé de N.K.L.S d’In Cauda Venenum) nous propose un style de musique plutôt en marge de ce qui se fait en matière de black metal actuel, mixant phases agressives et accalmies glacées d’obédience dungeon synth sur de longues plages (intro et interludes mis à part, on est entre huit et vingt minutes de son), pour un trip entre fantastique et histoire.

Dysylumn – Cosmogonie

C’est désormais comme une tradition depuis Chaos Primordial (2016), Dysylumn sort un album tous les deux ans. Cosmogonie succède donc à l’impressionnant Occultation qui avait fait partie de mes coups de cœur de 2018. Comme à son habitude, le duo lyonnais a travaillé le concept de son album dans les moindres détails, ce coup-ci même au niveau du support. En effet, on se retrouve ici avec trois chapitres découpés en trois albums (disponibles en vinyle, CD et K7, tous par trois donc), et on comprend rapidement un tel découpage car Cosmogonie s’avère être particulièrement dense.

Sunken – Livslede

Formation danoise née sous le nom d’Arescet, Sunken a donc commencé sous cette forme en 2013, année pendant laquelle le désormais quartet a sorti une première démo (The Crackling Of Embers). Quatre ans plus tard, le premier album Departure a vraiment lancé le groupe sur la piste avant de revenir cette année avec ce Livslede. Le black metal du groupe s’inscrit totalement dans l’air du temps, la mélancolie automnale avec les feuilles orange tombant des arbres étant le genre d’images se dégageant de ce second album…

Decoherence – Unitarity

Decoherence sort aussi vite les albums que notre ministre de la santé modifie les protocoles avec le covid. Ekpyrosis a donc vu le jour fin 2019 et voici déjà son successeur, lui aussi rempli ras la gueule de bruits et de cris glaciaux. Unitarity n’y va pas par quatre chemins et confirme en effet les envies industrielles du trio, qui semble vouloir s’inscrire dans la durée dans le sillage de Darkspace et de Blut Aus Nord (avec même quelques traces de Godflesh).

Dkharmakhaoz – Proclamation ov the Black Suns

Mystérieuse entité en provenance du Belarus, Dkharmakhaoz se compose de She (voix) et He (instruments) dont la réunion déploie un black metal annoncé comme expérimental. Pourtant Proclamation ov the Black Suns, leur premier album sorti chez Iron Bonehead Productions, s’oriente plus franchement du côté du black orthodoxe, voire post black, atmosphérique et dissonant à la fois.

Deathnoisefrequency – Horrid Dirge

Après Duma, voici un autre groupe venant d’une destination exotique vraiment pas réputée pour sa scène metal: l’Arabie Saoudite ! Là-bas aussi, une scène très discrète existe et Deathnoisefrequency débarque donc avec un nouvel EP sous le bras. Horrid Dirge apparaît comme une courte expérience (seulement deux titres) à la croisée des genres, immersive et cinématique.

Ringarë – Sorrow Befell

Ringarë est l’un des innombrables projets d’Alex Moon (aka Esoterica, qui officie dans Chaos Moon, Krieg, Gardsghastr, Skaphe etc.), débuté en 2004 sous le nom de Ringar (mais ne l’est nullement, ringard). Redémarré en 2018 sous ce (quasi) nouveau nom, le projet est devenu duo avec la présence derrière le micro du suédois Likpredikaren (Demonomantic, Summum ou Ars Hmu, ce dernier déjà avec Esoterica). Suite à un premier album (Under Pale Moon) et une démo sortis l’an dernier, voici Sorrow Befell sortant chez le prolifique Iron Bonehead Productions.

Baume – Un Calme entre les Tempêtes

L’Odeur de la Lumière (2019) s’étant à peine dissipée, voici que Baume nous revient déjà avec un nouvel EP. Un Calme entre les Tempêtes opère de nombreuses modifications dans la façon de faire de Baume: tout d’abord on trouve cette fois Gaétan Juif seul aux commandes (aux instruments comme aux voix en passant par l’enregistrement et même l’artwork), le seul apport extérieur ne sera que le mastering, assuré par le réputé Jack Shirley (Deafheaven, Gouge Away, State Faults). Mais surtout, le principal bouleversement chez Baume est clairement la musique qui s’éloigne bien tout ce qu’on avait entendu chez eux [...]